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ASSISTANCE AUX FAMILLES SINISTRÉES DE TOUBA [Par A. Aziz Mbacke Majalis]

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Pour mieux assister les 200 familles (ou probablement plus) sinistrées par les récentes inondations à Touba, les mesures ci-dessous pourraient être envisagées :

S. A. Aziz Mbacke Majalis

1- Évaluer en urgence la situation réelle de ces populations et leur nombre exact ;

2- Leur trouver en urgence des lieux d’hébergement décents (pour éviter, notamment, les accidents d’enfants), en les répartissant dans les différentes résidences Khadimou Rassoul (Keur Serigne Touba) de la ville sainte ;

3- Solliciter toutes les bonnes volontés qui le peuvent à contribuer à cette dynamique de recasement temporaire. A l’instar des dignitaires religieux volontaires, des personnes physiques ou morales disposant de maisons inoccupées ou autres endroits disponibles à Touba etc. ;

4- S’inspirer de l’exemple de la contribution significative de 50 millions du Khalife des mourides (puisse le Seigneur l’affermir davantage dans sa noble mission), pour financer l’alimentation et les autres besoins d’urgence de ces populations. D’autres sources financières provenant de la communauté mouride pouvant renforcer ce geste, à l’instar des appels à contributions (barkelou) initiés dans le passé par l’organisation Touba Ca Kanam, et d’autres types de mobilisations communautaires (par les kilifa, les dahiras, sur les réseaux sociaux etc.) dont les mourides ont une longue tradition, RSE des entreprises évoluant à Touba etc. ;

5- Solliciter l’Etat du Sénégal à soutenir ces initiatives humanitaires et à entreprendre la re-viabilisation des maisons occupées (à travers un programme d’urgence, ORSEC ou autre). En l’invitant également, au-delà des solutions conjoncturelles (dont l’on a malheureusement vu les désastreuses limites) à prendre pleinement ses responsabilités. A travers la conception et la mise en oeuvre concrète d’un Plan d’assainissement sérieux pour Touba (et les autres grandes métropoles du pays), et une bonne planification technique, la délocalisation éventuelle des populations de certaines zones non edificandi de Touba etc. Même s’il lui faudra plusieurs années et des centaines de milliards pour réaliser ce programme (au lieu de se contenter des déclarations d’intention et récurrents plans ORSEC sans suite réelle et palpable). Cela, en synergie avec la hiérarchie (qui devra être plus exigeante sur cette question), la collectivité locale (à « re-customiser ») et les organisations communautaires mourides dont l’engagement (equilibré et non « ultra-autonomiste ») serait d’un intérêt certain pour atteindre, de façon optimale, ce noble objectif de moyen/long terme.

6- De façon plus générale, une réflexion plus approfondie sur la nature des relations entre l’Etat et Touba, de même que sur les modalités de formalisation équilibrée du « statut spécial » de facto de la ville sainte dans l’architecture institutionnelle, et la renégociation du « contrat social sénégalais » en jeu, serait d’un certain intérêt pour l’avenir…

Puisse le Seigneur Tout-Puissanr nous gratifier de son Assistance et alléger Ses épreuves à notre endroit. Car c’est Lui Seul que nous, Ses faibles créatures, adorons et de Lui Seul nous escomptons le Secours Providentiel.

Iyyàka na’budu, wa bika nasta’înu.

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