Accueil Politique Qui peut encore douter du « génie politique » de Sonko ?

Qui peut encore douter du « génie politique » de Sonko ?

460
0

A la suite des évènements du 3 au 8 mars 2021, il est difficile de ne pas reconnaître, que Sonko a bien réussi son objectif de se considérer comme le seul opposant en mesure d’accéder au pouvoir en 2024 ».


Depuis sa troisième place à la Présidentielle, de 209, il n’a eu de cesse de contester à Idrissa Seck le statut de « Chef de l’Opposition » et déclarait publiquement que c’est le PDS, dans l’espoir de devenir une  » solution de rechange » pour Wade, au cas où Karim continue d’être inéligible.


Mais il a vite compris que Wade, n’attendait qu’une amnistie probable de son fils pour que le PDS occupe pleinement sa place de  » Chef de l’opposition ».


Il s’est alors rendu compte que ses critiques radicales contre le régime et l’activisme débordant de ses militants dans les réseaux sociaux, ne suffisaient pas pour réaliser cette ambition. Et comble de malheur pour lui, la coalition  » Jotna » qui l’a porté à la troisième place derrière Idrissa Seck, éclate en plusieurs morceaux.


Affaibli politiquement, il s’est rapproché .des activistes comme celui de  » Frapp- France- Dégage » de , Guy Maruis Sagna,, connu par son  » patriotisme anti Français » celui du réseau de Clédor Sene, récemment connu par ses critiques acerbes de la politique des hydrocarbures du Président Macky Sall ,et de celui de Y en a marre,, pour former le groupe des  » pro démocratie » au Sénégal, sous la bannière de la lutte contre la « Dictature » de Macky Sall, pour défendre les libertés démocratiques, et contre sa gestion du pays qualifiée de « mal gouvernance ».


C’est autour de ces thèmes qu’ils ont mené une campagne de mobilisation des jeunes, fortement crédibilisée par les critiques d’Amnistie Sénégal, et du Forum Civil.
C’est dans ce contexte que le « Dialogue national » auquel le Président de la République a appelé, et qui a eu un grand écho dans le pays, a permis de mettre en place , des Commissions ouvertes à l’opposition, à la société civile, aux organisations patronales , syndicales, du monde rural, des femmes et des jeunes, y compris celles des handicapés.

Les travaux de ces Commissions largement entamés, notamment dans la Commission politique, furent bloqués par la pandémie de la covid-19 qui a frappé le Sénégal dès le 3 mars 2021.
Ce Consensus national fut renforcé par » l’appel à la mobilisation nationale » pour lutter contre la pandémie, auquel a répondu positivement le reste de l’opposition qui ne voulait pas du « Dialogue national », considéré comme une diversion, Seuls les activistes autour de Guy Marius Sagna, et de Clédor Sène avaient décliné l’appel, comme ils le firent pour le « Dialogue national ».


Les conséquences désastreuses de la pandémie sur l’activité économique, sociale, religieuse et les libertés de mouvement et de rassemblement, étaient devenues un terrain fertile d’agitation politique pour l’opposition dite radicale en rapport Sonko, Président de Pastef.

Elle s’est mise, à travers les médias et les réseaux sociaux, à soutenir, au nom de la défense de la « Démocratie et de la liberté de culte », tous ceux qui, en mileu jeune, religieux, et du secteur informel, transgressaient les restrictions imposées à cause de la pandémie.


C’est dans ce contexte que Sonko a lancé son « appel de fonds international » qui lui a valu une mise en garde stricte du Ministère de l’Intérieur sur l’impérieuse nécessité de respecter la loi sur le financement des Partis politiques.
Craignant des poursuites judiciaires, il s’est présenté à l’opinion comme une « victime » de la politique du Président Macky Sall, visant à ’écarter ses adversaires potentiellement gênants de la course à la Présidentielle de 2024 !
Cette stratégie de victimisation se déroulait dans un contexte où Karim et Khalifa disaient en être victimes à travers l’instrumentalisation du Pouvoir judiciaire,


Mais « l’Union des Magistrats du Sénégal » ((UMS), par la voix de son Président Téliko, avait jeté un énorme discrédit, sur le Pouvoir judiciaire, aux jeux des populations, en affirmant publiquement que les « Droits de Khalifa Sall n’ont pas été respectés » durant la procédure judiciaire à laquelle, il était soumis, sous entendant ainsi, qu’il a été victime d’une machination politique en vue de l’écarter, après Karim, de l’élection présidentielle de 2019.
Cependant, conscient de s’exposer à des sanctions disciplinaires, il s’est évertué, pour obtenir le soutien de l’opposition et avoir avec soi l’opinion publique, à présenter la question disciplinaire à laquelle il était confronté, comme une occasion pour le Président Macky Sall de museler les magistrats qui rejettent ce qu’il a appelé « ’Immixtion du Pouvoir Exécutif, dans les procédures judiciaires ».


Les intérêts étroitement corporatistes et politiciens de l’UMS, ont prévalu ainsi, en détruisant la confiance que le peuple, malgré tout, continuait à avoir en sa Justice !


Avec le départ d’Idrissa Seck, deuxième à la Présidentielle de 2019, pour rejoindre la Majorité présidentielle, Sonko s’auto proclame, « Chef de l’opposition », intronisé par les médias et les réseaux sociaux, fortement appuyé par ses alliés activistes, sans considération aucune de l’avis du PDS et des partisans de Khalifa !
C’est ainsi qu’il est parvenu à mettre, artificiellement, dans la tête des jeunes, que c’est lui le seul véritable opposant au président Macky Sall,


Le « génie politique » de Sonko, que l’on pourrait qualifié de » malsain », c’est d’avoir su exploiter le contexte de grave discrédit porté sur le pouvoir judiciaire présenté comme un instrument de lutte du Président Maky Sall, contre ses adversaires politiques, pour transformer en « complot politique«, l’accusation de « viol avec menaces de mort » , portée contre lui par une jeune femme de 20 ans ,nuitamment, en plein couvre- feu, dans un « Salon de Beauté ».
Et, sans sourciller, il pointe du doigt, le Président Maky Sall, d’avoir ourdi ce « complot » pour l’empêcher de devenir le prochain Président de la République du Sénégal ».


C’est ainsi que son « appel à la résistance et à la révolution dont l’heure » était arrivée pour défendre les libertés, relié par les activistes, Amnistie Sénégal et le RADHO, et largement diffusé par les médias et dans les réseaux sociaux, a trouvé un écho largement favorable auprès de tous ceux , notamment les jeunes, qui souffraient des restrictions dues à la pandémie qui, en un an, a anéanti l’effet positif de la plus part des programmes sociaux du gouvernement, destinés à la lutte contre le chômage, la pauvreté et l’exclusion sociale et territoriale..


Le résultat de cet appel est connu durant l’insurrection du 3 au 8 mars, avec son lot de destruction massive de biens publics et privés, occasionnant plusieurs morts dont des enfants placés lâchement en première ligne, pour affronter les forces de l’ordre, dans le but explicitement et publiquement proclamé , de faire partir, comme au Mali, le Président de la République Macky Sall parla « rue » !


Face à une telle furie destructrice, le professionnalisme de nos forces de l’ordre a pu limiter les dégâts matériels et le nombre de morts et de blessés, là où, dans d’autres pays qui ont connu une telle situation, les morts ont été, comptés par centaines, plaçant ces gouvernement parmi les génocidaires, susceptibles d’être envoyés à la « Cours Internationale de Justice » (CIJ) !

Au Sénégal, c’est apparemment raté, si c’était l’objectif que recherchaient les insurgés !

Voilà ce que le « génie politique « de Sonko a produit au Sénégal, , que ses soutiens » « pro démocratie » au pays et à l’étranger comme Amnistie Internationale, et islamistes, comme Tarek Ramadan, ont voulu cacher à l’opinion africaine et mondiale, en accusant le Président Macky Sall de » Dictateur » dont la politique serait responsable des dégâts et des morts, causés par l’insurrection, et qu’ils menacent de traduire devant la CIJ !

Ainsi, ils cherchent à diaboliser et à discréditer un Président de la République, dont le pays a été victime d’une instrumentalisation des difficultés que vivent ses populations après un an de pandémie d’où il commençait à les faire sortir, pour organiser une insurrection afin de prendre le pouvoir par la « rue » !


Ils ne peuvent pas digérer, que le Président Macky Sall ait pu mettre en place des Institutions républicaines et démocratiques qui ont démontré au monde entier, toute leur solidité et leur capacité de mettre en échec une tentative de les déstabiliser pour réaliser leur objectif politique !
Malgré leur pression, les patriotes et républicains Sénégalais ne peuvent pas laisser impunis, les fossoyeurs de la République et des droits de, la Femme, pour éviter de créer une jurisprudence qui absout l’appel à l’insurrection et le viol des femmes dans un pays où il est criminalisé.


Les discours d’apaisement encours dans notre pays n’auront de sens républicain et de justice, que lorsqu’on n’entrave pas les procédures judiciaires en cours, et que Sonko et ses alliés, renoncent à organiser des manifestations publiques sans se conformer aux dispositions des lois et règlements en la matière.


Leur objectif reste la mise à terre de notre République démocratique, comme cela a été réussi un peu partout, notamment en Lybie, pour prendre en main le destin de notre peuple.

Par leurs agitations, Amnistie internationale et les autres ONG qui ont soutenu Sonko, ont montré au Sénégal qu’ils ont un « agenda caché » en Afrique, qui n’ a rien à avoir avec leur proclamation de foi de « défense des droits de l’Homme, y compris de la Femme » , encore moins avec la « République démocratique » qui fait que l’accès au pouvoir, se fait exclusivement par l’expression démocratique et transparente du suffrage du peuple, et bannit toute sa prise par la « rue» !


Debout citoyens ! pour défendre notre République démocratique, notre Etat laïc, et barrer la route aux lobbies LGBT Pétroliers et gaziers !

Ibrahima Sene PIT/SENEGAL,
Dakar le14 mars 2021

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici