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Du discours de Diome et ce que j’en ai pensé… [Par Sëriñ Mbàkke Jeŋ]

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Le discours de Diome, tant décrié était aussi très approprié pour la circonstance.

On n’ attend pas d’un Ministre de l’intérieur qu’il fasse du « raay-raayal » et du « aayoo néné » pendant que les fondements même de la sécurité de l’État, de celle des personnes et des biens est menacé. Manul nekk.

C’est à une autre personnalité de l’Etat et ou de la mouvance présidentielle de le faire. C’est ainsi. La communication gouvernementale s’articule toujours autour de ces dichotomies, de ces deux temps en pareille période de crise, à osciller entre la fermeté et la bienveillance.

Son rôle en tant que garant de l’ordre est de faire le « méchant » pour que les bandits (ñi ci raaxaloo) parmi les manifestants et les ennemis du Sénégal qui seraient tentés d’infiltrer et d’amplifier le mouvement par quelques moyens que ce soit de se le tenir pour dit et sache que l’Etat du Sénégal ne faiblira pas.

En montrant la fermeté de l’État dans un premier temps et en ne cédant rien, il permet ainsi dans un deuxième temps au Chef de l’État de faire baisser la tension par un discours plus consensuel est plus rassembleur.

Noonu la de! Beaucoup d’ailleurs savent pourquoi le ministre de l’intérieur a choisi ce registre ferme mais ont simplement voulu en profiter (mbamb ko) pour accentuer la colère des manifestants et aller dans le sens de la clameur populaire. On peut retrouver ces « deux rôles » et ces deux temps d’ailleurs dans la communication du leader des pastefiens aussi.

Les irréductibles de son parti et parmi ses sympathisants demandaient la tête de Macky Sall ni plus, ni moins, l’intervention de l’armée, la marche sur le palais, et autres forfanteries. Cela lui a permis dans un deuxième temps, lui aussi de faire baisser la tension en se positionnant en démocrate pour dire le caractère farfelue de ces aspirations et que le mandat de Macky devait absolument aller à son terme (Le contraire est improbable d’ailleurs sauf intervention divine).

Enfin, on ne le dira jamais assez, vous êtes libres d’aimer un homme au point de souhaiter le chaos intégral au Sénégal pour le porter au pouvoir. C’est votre droit le plus absolu, mais il y aura toujours des personnes, aussi peu nombreux soient ils, qui n’accepteront pas, juste pour avoir l’assentiment des gens, de ne pas dire ce qui leur semblent juste et vrai.

A ce rythme, on aura droit à une vraie dictature de la pensée à l’accession au pouvoir de Sonko. En attendant 2024 est très loin !

Au travail et retour à la réalité du quotidien pour panser les blessures des personnes et de la ville elle-même après l’adrénaline de la folie destructrice.

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