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L’exil du Bonheur [Par Cheikh A. Sour]

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Cheikh Ahmadou Bamba dont le tort ne fût que célébrer son seigneur par son prophète Mouhammad (Psl) était accusé sans fondement de prétendre être derrière un projet de mise en place d’une royauté en concert avec l’élite déchue des entités monarchiques du passé.

Cette accusation a eu comme tournant son exil gabonais jugé arbitrairement au conseil privé du 05 Septembre à Saint-Louis.

Le colon a toujours fait de l’exil un moyen efficace d’anéantissement de tout opposant ou initiateur d’entreprise de conscientisation de la masse à son domination.

La réalité d’un exil , surtout celui que le français menait, est qu’il soit parsemé de supplices atroces. Au delà qu’il soit éloigné de ses seins avec tout le peine y naissant, les colons infligèrent sans cesse d’afflictions à Serigne Touba. Cependant, le paradoxe de l’exil Khadimien qui constitue d’ailleurs sa particularité, est qu’il engendra au delà des tournements un bonheur. Bonheur qui ne se limite point sur sa personne mais qu’il partage avec l’humanité sans distinction.

« Le motif de mon exil est la volonté que Dieu a eu d’élever mon rang et de faire de moi l’intercesseur des miens et serviteur du Messager d’Allah »


Cheikh Ahmadou Bamba.


Pour le Cheikh, l’exil cache des raisons ésotériques dont ne pouvent pas saisir ses détracteurs; c’est l’acquisition de son titre de Khadim Rassoul lequel lui accorde le privilège de secourir ici bas et dans l’au-delà sa communauté.

« J’ai été bien avant l’exil comme un paysan disposant dans une période de famine d’énormes greniers vides. Lesquels ont été aperçus par la communauté qui rue vers ma domicile en quête de vivre. Ma dignité m’imposa alors de chercher de quoi leur soulager afin que leur espoir ne soit point vain »

Cheikh A. Bamba

L’exil était alors de l’intérêt du commun, le secours d’une nation. « N’eut été l’exil, la communauté wolof allait être francisée et ira inéluctablement en enfer ». disait Baye Moussa Ka. « Seigneur fais que le retour de mon exil soit du bonheur pour ma communauté « .


Un jour, alors qu’il rentrait dans le récit de son exil, un des fidèles dans l’assistance ne pouvant plus se tenir pour les atrocités sévères que racontait le cheikh, hurla fort. Ayant entendu ses cris, il rétorqua : « Louange à qu’Allah qui a fait que l’exil n’est pas empêché de se tenir ».

Cheikh Ahmadou Sour

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