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De Touba Clubhouse à Dahiratoul Abrar

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La globalisation par le biais des technologies de l’information et de la communication invite la communauté mouride à inventer de nouvelles pratiques afin d’étoffer son univers communicationnel.

Le contexte de la pandémie du Covid-19 a accentué ce besoin de réfléchir sur l’utilité des plateformes de communication pour maintenir les activités des Dahiras et autres formes de groupes au sein de la communauté. Ainsi, les talibés n’ont pas interrompu leurs activités mais au contraire, se sont réunis à travers des rencontres virtuelles et n’ont pas manqué d’initiatives dans le but de pérenniser leur engagement. C’est ainsi qu’a vu le jour, le 3 Mars 2021, Dahiratoul Abrar sur la plateforme virtuelle de communication Club House.


L’organisation Dahiratoul Abrar regroupe des mourides de tout âge et d’horizons différents qui ont eu la volonté d’être les pionniers du concept de communautés virtuelles afin d’apporter des solutions sur les problématiques socio-économiques du Sénégal de manière générale et de Touba de façon particulière mais aussi  d’accompagner les guides religieux dans leurs actions et ainsi rendre service à leur communauté.


L’instrumentalisation de la plateforme Club house pour animer des rencontres virtuelles de Dahiratoul Abrar ont permis de générer des idées, mais aussi des initiatives financières comme des levées de fonds. C’est ainsi que plus d’un million cinq cent francs a été réunie ainsi que l’acquisition de matériaux de construction notamment cinq tonnes de ciment, du bétail dont vingt chèvres et un bœuf.


Pour renouveler leur allégeance au Khalife Général des Mourides, Serigne Mouhamadou Mountakha Bassirou MBACKE, une visite a été organisée ce 21 Mars 2021 et la somme d’un million cinq cent francs collectée lors de la levée de fonds en guise de « adiya » lui a été remise. Cet acte a été révéré par le Khalife, qui après avoir pris connaissance des activités du groupe, leur a recommandé d’adopter le nom de Dahiratoul Abrar pour marquer leur engagement dans le rayonnement de la communauté mouride.


Une autre visite a été rendue à Serigne Cheikh Dieum FALL, le même jour en lui remettant aussi comme « adiya » les cinq tonnes de ciment et le bétail pour l’appuyer dans son engagement à pérenniser le travail de Mame Cheikh Ibrahima FALL dont il est l’actuel khalife. Serigne Cheikh Dieum FALL n’a pas manqué de les féliciter, et de leur rappeler les doctrines du travail qui contribue au maintien statuaire et aussi la nécessité de se réorienter perpétuellement vers les enseignements de Mame Cheikh Ibrahima FALL.


Le Darihatoul Abrar est aussi un réseau de networking entre mouride pour mieux réunir les pépites de la communauté dans une dynamique de mieux servir et de marquer son empreinte dans la communication électronique.
 
Mohamadou Manel FallDahiratoul Abrar
abrartouba@gmail.con

Cheikh Abdou Lahad Mbacké Fallilou, L’excellence Mouride incarnée.

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Serigne Abdoul Ahad Mbacké, Ambassadeur du Sénégal au Koweït

L´Homme a passé l’essentielle de sa carrière diplomatique au même poste.

A chaque fois que l’autorité politique sénégalaise voulût le changer de poste, une opposition ferme lui été exprimée par les autorités koweitiennes, m’a-t-on dit, tellement leur attachement à lui était profond et sincère.


Cheikh Abdou Lahad est l’incarnation de l’excellence du Mouridisme.
Il est le fils de Serigne Fallou deuxième Khalif des Mourides et il porte le nom de Cheikh Abdou Lahad, troisième Khalif.
Il fait ses humanités à Touba avant de rejoindre l´Arabie Saoudite pour y approfondir des connaissances et y compléter sa formation, sur la bénédiction de son Cheikh et Père Serigne Fallou.


Revenu au Sénégal il se met au service de la diplomatie sénégalaise avec le soutien de Serigne Abdou Ahad.
C’était à l’époque où les Mbacké Mbacké excellaient par tout, dans le monde Arabes, à des postes de consuls et d’ambassadeurs.

Il y avait Serigne Saliou, S. Khadim, et S Ahmadou Moukhtar (tous des fils de Serigne Modou Moustapha) S. Moustapha ibn S. Affé (frère cadet de Cheikh Ahmadou bamba) S. Issakh ibn Serigne Bassirou, pour ne citer que ceux-là.
Au vu des évènements récents et de la position du Khalif général des Mourides, je suis plus que jamais convaincu que les mourides, d’une manière générale et les descendants de Serigne Touba plus particulièrement ont un grand rôle a jouer dans le destin de ce Pays.


La position ferme et très responsable de S. Mountakha lors des récentes manifestations, l’écoute et l’accueil favorable qu’il a reçu de part et d’autre, même-ci certain font semblant de lui tenir tête pour sauver la face ( en nous brandissant les principes de la république et de l’Etat), montre que nous Mourides nous avons une force politique, économique mais SURTOUT spirituelle à laquelle personne ne peut résister.

Il suffit de regarder la rencontre entre les émissaires du Khalif général des mourides avec les membre du mouvement pour le sauvegarde de la démocratie M2D, les plus radicaux parmi eux étaient devenus méconnaissables, tant leurs attitudes étaient sereines, leur voix calmes, leurs paroles mesurées face à leur hôtes du jour, alors que le contexte était particulièrement explosif.


Cette force spirituelle conjuguée à une moralité sans rapproche ne sont-t-ils les éléments qui manquent cruellement à nos leaders, toutes catégories confondues? La prouesse, (oui, je dis bien prouesse dont la définition est : Acte de bravoure, d’héroïsme, action d’éclat) de S. Montakha, l’excellant parcours et la brillante carrière de Son excellence Cheikh Abdou Lahad ibn Elhadj Fallou nous montre que notre place (nous Mourides, Serignes, Dômu Sokhna) est partout où l’intérêt de la nation sénégalise nous demande d’être. Ceux qui veulent nous réduire à des simples paysans cultivateurs d’arachides se trompent. Peut-être notre présence leur fait peur?


L’excellence de caractère « Ada’b » conjuguée à une force spirituelle irrésistible « Hayba » misent au service du Sénégal est la seule chose pouvant nous permettre d’attendre la satisfaction de nos besoins matérielle (développent économique) et de notre désire d’épanouissement spirituel ( être nous même culturellement, accomplir nos missions de lieutenant de Dieu sur Terre).


Cheikh Abdou Ahad est source d’inspiration pour toute la jeunesse Mbacké Mbacké. Il a su réconcilier héritage et modernité. Pour moi c’est l’exemple type d’un mouride de son temps; être une source de lumière partout ou on se trouve. Sa grandeur d’esprit, son excellent caractère hérité de son père Serigne Fallou, de son homonyme Serigne Abdou Lahad et de Cheikh Ahmadou Bamba l’ont rendu irrésistible à l’affection des cœurs. Son long séjour au Koweït en dit beaucoup. Belle retraite Mbacké Balla !

Muhamad Fadal Mbacke BADAWI

Serigne Babacar Sy : l’orfèvre, le legs et le joyau aux générations futures.

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Le phénomène peut interroger de l’anniversaire d’une disparition qui, chaque année, sonne comme l’impulsion d’une galvanisante renaissance.

Le 25 mars 1957 qui – par hasard ?- sous d’autres cieux, consacre la naissance de ce qui est devenue l’Union européenne, est l’une des dates les mieux retenues de la Tijaniyya sénégalaise pour célébrer celui qui est l’incarnation le lieu du ralliement spirituel et communautaire au-delà des générations : Cheikh Al Khalifa Ababacar Sy.

C’est l’une des rares figures historiques au sujet duquel, il n’y a jamais eu l’ombre d’un conflit de générations. Toutes s’en revendiquent jalousement sans qu’aucune ne la dispute à l’autre. Elles s’y fondent en y projetant leur vœu et surtout l’ardent désir d’appartenir à la Hadra Malikiyya ; comme seule louable compétition qui apaise les cœurs de millions d’adeptes.

Ce premier Khalife de Cheikh El Hadji Malick Sy de 1922 à 1957 est devenu le référentiel unanime de fidélité et de constance au service d’un idéal spirituel qu’est, entre autres, la Tijaniyya. Pour toutes ces générations qui ne l’ont pourtant jamais connu, Serigne Babacar Sy est surtout le modèle qui se hisse au niveau d’exigence digne de l’idéal Tijane.

Il est, par ailleurs, l’incarnation de cette ambition non mesurable, cette himma qui façonne le savoir-être dans l’élégance d’esprit et d’attitude ; cet autre hâl du tijane idéal.

A côté du récit, constamment renouvelé et éternellement inspirant, Serigne Babacar Sy est la figure emblématique d’un esprit pour la plupart de ceux qui le célèbrent aujourd’hui et n’ont que la chance d’accéder à la geste qui, finalement, consacre ce qu’être Tijane veut bien dire.

A défaut d’être connu dans le sens d’une contemplation tant désirée, par les générations qui en ont fait leur référence, Serigne Babacar Sy représente l’Abreuvoir qui étanche, continuellement, la soif d’ambition et de réalisation spirituelle de la jeunesse Tijane.

Certes, à première vue, il peut paraître paradoxal pour une jeunesse devant faire face à tous les défis de la modernité de s’agripper à une figure incarnant la Tradition dans le sens d’une perpétuation d’un legs. Mais en réalité, de ce legs, Serigne Babacar Sy a été le généreux orfèvre qui, sans en perdre une once, encore moins l’essence, en polit les contours pour mieux l’offrir en joyau calibré dans toute sa brillance, aux générations futures.

Finalement, Serigne Babacar demeure ce miroir d’une Tijaniyya à l’esprit certes unique et auquel chaque génération tente de donner corps à la mesure du legs, de l’ambition, du désir et surtout de la chance d’être Tijane.

Dr. Bakary SAMBE

Sénégal, une république incarnée !

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Tout État responsable et lucide doit baser sa démarche d’enracinement et de développement sur les valeurs socio-politiques et les spécificités culturelles déterminantes, mais encore, sur les aspirations profondes du peuple qui le compose.

Pour le cas du Sénégal, la religion dans toutes ses obédiences, le métissage et le patrimoine culturel constituent des richesses importantes à prendre en compte dans la trajectoire de développement de l’Etat mais aussi la construction nationale.

Cette démarche d’intégration garantit la reconnaissance et l’implication de toutes les composantes du corps social à l’œuvre nationale mais aussi permet d’assurer à l’Etat des ressorts de légitimité sociale et politique.

A cet égard, l’un des chantiers le plus grand du moment reste la mise à jour de la constitution héritée du colon, son adaptation à nos réalités sociales et l’arrimage de l’ordre institutionnel à notre patrimoine culturel.

Ainsi, la « République sénégalaise»repensée émergera avec des valeurs basées sur la tolérance et le don de soi enseignées par la religion, la solidarité et le sens de la famille que la culture africaine en général, mais sénégalaise, en particulier, magnifie.

De la sorte, les autorités religieuses et les porteurs de légitimité culturelle seront à l’aise pour mieux jouer leur rôle de «Régulateurs sociaux » parce qu’ils auront une place confirmée dans la nomenclature de la « Nouvelle République » et serviront de traits d’union entre les pouvoirs constitués et le peuple dans toute sa diversité.

Cette perspective devra certainement donner un nouvel élan, un souffle viable au processus de développement socio-économique du Sénégal sans aucune assimilation culturelle ni rémission ou compromission idéologique.

Ainsi notre devise : Un peuple, un but, une foi trouvera tout son sens.

Fallou Sène

COMMENT RÉCUPÉRER NOTRE MOI ? LAÏCITÉ D’EMPRUNT ET AUTHENTICITÉ DE NOTRE COSMOVISION

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Un policier rampe devant son guide religieux et l’assume, la hiérarchie sévit.

Le débat s’installe d’autant que ce n’est pas un cas isolé.
Bien au contraire. Pour moi, la vraie question est de savoir pourquoi depuis que le Sénégal existe nous n’arrivons sereinement à discuter des lieux communs pour construire des convergences minimales et définir notre propre cosmovision.

Ce travail fondamental me paraît très négligé car de part et d’autre, des tranchées se sont installées et bloquent toute tentative de favoriser les passerelles. Notre survie en tant de Etat nation (si cela a encore un sens) dépendra aussi de notre co et auto-construction qui remet au cœur des enjeux notre moi pluricéphale.

La question fondamentale est de savoir s’il est possible de bâtir notre société à partir de la cosmovision mimétique d’une autre société ? Les boliviens nous offrent une belle illustration.

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Le débat controversé sur les fondements laïcs de notre république polarise plusieurs acteurs. Déjà, nous observons que certains veulent cristalliser le débat entre des pro et des anti laïcités. Mais nous avons le sentiment que notre défi c’est qu’il y a beaucoup de … »ambi-laïc ». Nous ne sommes pas anti laïcité mais nous sommes contre une certaine laïcité issue des flancs de l’histoire européenne et de la colonisation.

En réalité se pose en filigrane la question de la « reconquête » des principes éthico-moraux et culturels de la société sénégalaise et comment les mettre en pratique dans le contexte d’un Etat « moderne ». La difficulté épistémologique c’est de sérier ces principes. Cela demande un important travail pour sortir des particularismes et s’accorder sur de vrais principes unificateurs. En somme casser ces bipolarités.

La Bolivie nous offre une illustration pertinente de ce que pourrait être les conclusions pratiques d’un débat de cette nature. Un des crédo était « ne sois pas lâche, ne sois pas menteur, ne sois pas voleur ». Après, les Boliviens se sont donnés un certain nombre de principes comme la recherche de consensus entre tous, bien que les personnes aient des différences. Défendre l’identité. Ils disent même  » récupérer l’identité ». Apres cela devient très intéressant. Par exemple il y a le principe de  » savoir manger ». Pour eux cela veut dire d’abord manger local et en fonction des produits de saisons. Par exemple une des implications de cela c’est donner un rôle prépondérant à l’agriculture familiale, la restitution des terres aux communautés, éviter la prégnance des agro-business , etc. Certains principes portent sur la régulation sociale. Reconnaître et restaurer les cadres traditionnels de regulation sociale et en faire des leviers de démocratie participative.

De même, le consensus entre les communautés pour s’approprier et récupérer les ressources naturelles du pays et permettre que tous bénéficient de celles ci d’une manière équilibrée et équitable a été traduit en un acte concret de gouvernance avec la nationalisation et la récupération des entreprises stratégiques. Écouter les vieux, respecter la femme. Par exemple la notion de « savoir communiquer qui implique l’activation des canaux de communication entre les groupes mais aussi avec les …dieux. Savoir danser. Ce n’est pas aux socio anthropologues qu’on va rappeler les fonctions de la danse !. Savoir boire aussi. Qui est un appel à la …..modération et à la convivialité.

Ces principes très simples sont le fruit de processus de dialogue et un travail de recherche de consensus de principes « de vie commune  » entre les Aymara, les Quechuas et les Guaranis en Bolivie. Donc la cosmovision andine a pu servir de base pour élaborer une vision de ce que ce pourrait être le « developpement  » de leur pays. La question n’est de voir si la Bolivie a pu devenir un pays riche et prospère ou plus stable. Mais bien sur que nous nous interessons au processus de « récupération  » de soi-même. Le mot developpement n’existe pas dans les langues locales en Bolivie. C’est une vision très généreuse , très écodeveloppent et aussi anticapitaliste. Mais au moins ils sont allés puiser dans leurs fonds culturels. http://www.ecominga.uqam.ca/WEB/fr/bien_vivre_bolivie.pdf.

Evo Morales a osé supprimer le statut du catholicisme comme « religion officielle ». C’est quand même le premier président indien de la Bolivie, donc il avait un défi culturel et idéologique personnel. Certains vont tout de suite rétorquer pourquoi aller chercher des références en Bolivie et trouver tous les maux de ce pays. Mais puisque nous discutons de laïcité, c’est intéressant de voir comment ce pays a pu se doter d’une Nouvelle Constitution Politique de l’Etat Plurinational (février 2009) qui reconnaît l’indépendance de l’Etat sur le plan religieux, un Etat qui « respecte et garantit la liberté de religion et de croyances spirituelles en accord avec les cosmovisions ». C’est un pays où il ya eu des liens tres anciens entre l’Etat et l’Eglise catholique. https://amnis.revues.org/1755. Malgre tout beaucoup qualifient à tort ou raison la Bolivie comme étant un pays à l’avant garde de la laicité ou l’autre pays de la laïcité. http://www.rfi.fr/…/20150623-bolivie-eglise-relations…

Et si sans fétichisme ni dogmatisme nous nous inspirons de ce modèle bolivien si inclusif et si endogène ? Dans ce cheminement, déconstruire les bipolarités et envisager en profondeur les consensus majeurs sont déjà une option porteuse de progrès et de refondation nationale. Nous avons des « instances de dialogue intra et inter confessionnelles », des « pinthie » lebous, des grands Serigne. Il existe d’autres formes de « pouvoirs traditionnels » comme en Casamance et ailleurs. Comment créér des processus qui permettent un dialogue et surtout une prise en charge de ces diversités fécondes pour le pays ? Et si nous pensions le monde en terme d’inclusion et d’appropriation de lieux communs ? Nous pourrions peut être réussir cette « récupération » de soi même qui reste une priorité nationale pour fédérer harmonieusement nos différences dans notre cosmovision si éclatée.

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

L’épée de Damoclès de la VAR !

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« Ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien »

Descartes s’étonnera encore aujourd’hui de voir les esprits illuminés, véridiques et constants, qui ne puissent tolérer aucun déphasage entre le discours et les actes se torturer leur cerveau démesurément ample pour accorder les positions les plus déphasées du monde.

Avoir l’esprit bon c’est bien, mais si on ne se l’applique pas on frôle le ridicule.
La VAR, l’arme la plus redoutée des politiciens réels et la plus maitrisée des politiciens virtuels, qui a déjà montré combien elle pouvait être dévastatrice, ne saurait être récusée pour aucune raison, si les faits d’aujourd’hui trahissent les dires d’hier. Dans un match de tennis on ne peut pas se limiter à envoyer la balle sans se la prendre plein la gueule, surtout si on ne surveille pas bien ses arrières. C’est plus que normal, l’infaillibilité n’est pas humaine.« L’incohérence et la contradiction sont les choses les mieux partagées au Sénégal ».

Répétons-nous ! On ne peut pas passer tout son temps à chercher des VAR et aujourd’hui se calfeutrer dans un argumentaire loufoque pour discréditer la même VAR. On a assez pris les hommes pour des bisounours, mais à un moment il faut arrêter. Apres en avoir fait bon usage, permettez aux gens de s’en servir.

La VAR est une épée de Damoclès au dessus de la tête de toute personne qui l’ouvre pour parler aux Sénégalais, surtout quand l’objectif visé est de gagner leur confiance. Personne n’y échappera sauf celle qui aura réussi à faire de telle sorte qu’aucune contradiction ne puisse être notée entre ces paroles d’hier et ce qu’il dira. Sans réussir cette prouesse qui semble un mirage inatteignable par nos politiciens, il faut être prêt et assez stoïque pour affronter la VAR. On pouvait ne pas en parler, mais l’horreur de l’incohérence et de la contradiction ne nous laisse pas faire.

On a tout tenté ! Comme il devient une tendance d’essayer de normaliser ou de banaliser les revirements les plus immoraux, laisser certains baragouinages prospérer serait coupable. Pourtant, il est toujours possible de se taire. Evidence, mais il n’est pas inutile de le rappeler.
Si la situation ne te laisse aucune chance de justifier un acte, le mieux c’est de ne pas l’ouvrir pour s’enfoncer et révéler par la même occasion qu’on supporte ou rejette un acte qu’en fonction de l’homme qui est mis en cause.Sonko chez Ahmed Khalifa Niasse! Quoi de plus normal, un homme politique qui fait une visite de courtoisie chez un notable plus âgé que lui, ça arrive tous les jours.

Ah donc pourquoi tout ce bruit autours de cet acte si banal ?
Il arrive que le fait ou le mot qui rendent anormaux, un acte lui soient antérieurs. D’ailleurs c’est ça l’objet de la VAR. C’est un baromètre qui permet de superposer deux actions distantes dans le temps pour vérifier leur conformité. Tous les politiciens qui se sont retrouvés avec des hommes à qui ils avaient adressé des propos pas commodes se sont vus retourner par la magie de la VAR leurs déclarations d’hier sur leurs nouveaux alliés.

Sonko ne dérogera pas à la règle, le penser ou vouloir l’imposer à l’opinion tendra à ridiculiser les hommes qui s’évertueront sur ce chemin.

Nul ne réussira l’impossible et faire taire la VAR est malheureusement impossible. Devant des milliers de Sénégalais Sonko accuse Ahmed Khalifa Niasse de tromper Wade pour voler des terres appartenant à la population sénégalaise pour des faits qui date de 2011, année au cours de laquelle il était encore inspecteur des impôts. Donc il était censé maitriser ce qu’il disait. Devant Sonko, AKN dit n’avoir jamais bénéficié de terres offertes par le pouvoir et Sonko inerte fait mine d’acquiescer. Qui croire finalement, le Sonko d’hier ou celui d’aujourd’hui? Forcement quelqu’un des deux se fout de la gueule des Sénégalais si tenté qu’ils étaient la même personne.

Si c’est le Sonko du meeting qui a accusé gratuitement AKN, son acte est tellement grave qu’aucune personne avec toutes ses facultés ne pourrait porter sur sa pire ennemi. Au delà des délits de diffamations et d’accusations calomnieuses punis par la loi, la morale ne saurait tolérer une telle offense à une personne.

Et si il savait de quoi il parlait et qu’en réalité plus de 100 hectares de terres sont dérobées comme ça au nez et la barbe des ayants droits et que aujourd’hui devant lui le coupable se lave et qu’il laisse passer, Monsieur Ousmane Sonko, qui serait victime d’un complot politique, a participé au pire complot contre l’intérêt du Sénégal et des Sénégalais.

Vous n’allez pas nous dire que le fait que Sonko, révolté à cause de ce système vicieux implémenté et entretenu par les politiciens et dont il ne veut plus, courbe l’échine devant un homme qui, selon ses dires est un escroc international doit être pris pour normal.

Le portrait dresseé par Sonko de l’homme qui va partout et se réclame parmi eux pour faire du « mbeukk » et soutirer de l’argent est le profil typique de l’hypocrite en Islam et à un homme de vertus il n’est pas permis de cheminer avec les hypocrites à plus forte raison de se déplacer pour les rejoindre. Les centaines de millions escroquées chez les chiites en Iran et chez les wahhabites à la Mecque qu’est-ce qu’on en fait Monsieur Sonko ?

Que dira tu aux enfants qui pensaient à travers tes dires que l’homme n’est pas fréquentable et qui te voient aujourd’hui chez lui ? Acceptes-tu d’être accueilli sous un toit potentiellement achetés par de l’argent escroqué comme selon toi Sonko c’est le métier de l’homme ? … Et ainsi de suite…

La VAR risque d’être plus dévastatrice!

Aba Sn

Le douloureux départ d’AlMakhtaar.

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Serigne Modou Makhtar Mbacke, Ibn S. Cheikh Awa Balla

En Dieu nous venons, en lui nous retournons.


C’est la énième fois que nous répétons cette verset coranique à l’occasion d’identiques événements mais cette fois ci nous l’invoquons avec une tristesse profonde.


La nouvelle de la disparition en ce jour de Serigne Moukhtar Mbacké n’est pas facile à supporter pour qui connaissait l’homme dans sa dimension, son charisme et sa personnalité exceptionnelle.


Il s’en est allé un monument d’une autre dimension spirituelle. En lui ce terme « Jambar » détient véritablement son sens absolu. Il l’a incarné tout au long de ses jours. Il avait hérité le courage de son ascendance.

Un homme véridique, un avocat sans conteste toujours en mission de défendre et de préserver le patrimoine Mouride. Un véritable fantassin est tombé en pleine champ de bataille. Serigne Modou était un trait d’union au sein de sa famille. Sa courtoisie hors du commun manquera à qui étant habitué à le côtoyer.

Un dévot rare de ses qualités humaines tire sa révérence. Sûrement il aura la félicité de ses aïeux prédécesseurs qu’il rejoigne aujourd’hui.


Que Firdawsy soit son ultime asile.

Cheikh Ahmadou Sour

AFFAIRE SONKO, MEDIATIONS DES KHALIFES, EMPLOIS DES JEUNES, PARASITISME DES RELIGIEUX

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S. CHEIKH AHMAD TIDIANE SY, PDT CADRE UNITAIRE DE L’ISLAM

L’entretien-vérité de Cheikh tidiane sy al amiin

Il a été le bras technique des médiations entreprises par les émissaires des khalifes gé- néraux avec les différents pro- tagonistes dans la grave crise née de l’arrestation de Ous- mane Sonko. Fils de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amin et pré- sident du Cadre Unitaire de l’Islam (Cui), Cheikh Tidiane Sy est revenu sur les soubre- sauts de cette médiation et les attaques subies par les chefs religieux dans cette affaire.

Comment jugez-vous ces at- taques contre les représen- tants des khalifes ?
C’est vrai, on a subi des attaques venant parfois même de certains religieux qui n’étaient pas impli- qués dans la médiation. Je n’ai pas compris pourquoi. Mais au- jourd’hui, je peux dire que cette médiation a été initiée par le CUI, mais sous l’autorité des dif- férents khalifes généraux de ce pays. Maintenant, quand les gens ne sont pas dans le secret des dieux ou bien qu’ils sont loin des centres de décision des fa- milles religieuses, ils peuvent ne pas avoir les bonnes informa- tions et instrumentaliser la presse à ce titre. C’est ce qui s’est passé. Le CUI a simplement or- ganisé les conditions d’une mé- diation.

Nous avons juste été le bras technique, si je peux dire, dans cette médiation. Et c’est sur cette base-là que nous avons entamé d’abord des discussions avec le président de la République sur sa demande.

Le président de la République avait lui-même senti la nécessité d’un apaisement. Et c’est lui qui a initié cet appel à l’apaisement, quand il a su que les religieux étaient en train d’intervenir. Il a ouvert ses portes pour montrer toute sa volonté à dialoguer.

L’opposition aussi, dans sa globalité, nous a saisi par le biais d’Alioune Tine qui est intervenu de manière très active dans ce dossier. Il nous a permis d’approcher l’opposition et de discuter avec elle. Elle a montré aussi toute sa disponibilité à aller vers un apaisement. Les religieux ont encore une fois joué leur rôle. Dans les moments de crise, on se retourne vers eux pour leur de- mander d’intervenir, car ils sont les dépositaires des cœurs, de la sensibilité du peuple. Ils ont joué sur cette corde pour faire revenir la paix. Et uniquement pour la paix. Il y a une mauvaise perception que les gens ont de plus en plus du religieux, qu’ils sont des parasites, qu’ils sont dans des dispositions à se nourrir du sang du peuple, on leur donne de l’argent gratuitement. C’est une fausse perception que les Sénégalais ont de plus en plus des religieux. Mais dans cette affaire, Ils ont, une fois encore, montré qu’ils ne sont pas dans ce registre et qu’ils sont dans des schémas de régulation.

Une partie de l’opinion et cer- tains acteurs politiques trou- vent que les religieux ont réagi un peu tardivement. Qu’en pensez-vous ?

On était quand même dans un cas assez spécifique parce que dès le début, on a parlé d’une af- faire privée. Il est difficile pour un religieux d’intervenir dans une affaire privée qui concerne deux citoyens, même si l’un d’entre eux est un citoyen hors du commun. Je vais taquiner le Président qui disait que les reli- gieux sont des citoyens ordi- naires. Cette affaire a montré qu’il y a parfois des citoyens qui ne sont pas ordinaires. Autant pour celui qui était accusé que pour ceux qui sont intervenus pour que les choses se calment. Cela veut dire juste que dans ce pays, il y a des citoyens qui, lorsqu’ils entrent en action, peu- vent tourner le cours de l’his- toire. Au début de cette affaire, j’ai été saisi pour faire la média- tion mais je ne voyais pas par quel bout prendre l’affaire. Est- ce qu’il fallait demander à la per- sonne qui a porté plainte de la retirer ? Est-ce qu’il fallait de- mander à l’accusé de répondre à la justice ? Je n’avais pas les ré- ponses. Malheureusement, nous sommes passés d’une affaire po- litique à une affaire sociale. C’est là que maintenant entrent en jeu les religieux en tant régulateurs sociaux. C’est à ce niveau-là que la médiation a véritablement dé- marré. Il fallait d’abord parler au peuple. Par la suite, nous avons approché le M2D pour discuter avec eux sur les schémas de sor- tie de crise sociale. De même, nous avons discuté avec le prési- dent de la République. Donc c’est lorsque la tension a com- mencé à monter que les reli- gieux sont entrés en jeu. Pour moi, il n’y pas eu de retard. Il faut dire aussi qu’il y a eu en amont une médiation au plus haut ni- veau, parce que les khalifes gé- néraux sont des conseillers gratuits, si je peux dire, des dif- férents protagonistes. Ils ne sont

jamais insensibles à des situa- tions pareilles.

L’activiste Kémy Séba a de- mandé aux Sénégalais de choisir entre la révolution et le «Masla», en tirant sur les chefs religieux….

Révolution vers quoi ? Nous sommes dans un pays, parfois avec des crises que nous trans- cendons dans la discussion et la concertation afin de trouver une nouvelle voie qui nous permet d’ajuster notre trajectoire.

Une révolution, c’est un changement de paradigme total. Est-ce qu’on a aujourd’hui les moyens de mener une révolution ?

J’ai en- tendu Ousmane Sonko dire que la révolution est en marche. C’est sa conception de la poli- tique. Moi je pense personnelle- ment qu’aujourd’hui, nous avons besoin de discuter sur des sché- mas de développement qui puis- sent nous permettre progressivement d’aller vers le mieux-être. Le Sénégal est un peuple de «Masla». Ce qui n’est pas mauvais en soi contraire- ment à ce que pourrait penser l’activiste Kémi Séba. On a fait une indépendance sans verser de sang. Est-ce que c’est mauvais en soi ? Des pays comme l’Algé- rie continuent à panser leurs plaies. Ce pays a pris son indé- pendance dans le sang. Il est di- rigé pratiquement par des militaires depuis la guerre d’in- dépendance. Vous prenez le cas de la Guinée qui a pris une indé- pendance très tendue, jusqu’à présent, elle n’arrive pas à avoir une démocratie correcte. Fran- chement, je ne me retrouve pas dans ces schémas révolution- naires.

Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est re- discuter notre trajectoire, notre développement économique et social, de gouvernance politique, de management publique. Ce sont des choses sur lesquelles nous pourrons discuter. On doit ouvrir un dialogue national sur des bases beaucoup plus réflé- chies et qui correspondent aux besoins de l’heure. Le dialogue qu’on avait eu jusque-là n’était pas une demande sociale. Au- jourd’hui, elle est plus que né- cessaire, car il y a une cassure entre la jeunesse et l’Etat. Elle a besoin d’être recollée.

L’autre explication des émeutes, selon de nombreux spécialistes, c’est le chômage endémique de la jeunesse. En tant que chef d’entreprise, quelle doit être la réponse ef- ficace face à ce problème? Depuis l’indépendance, toutes les politiques de jeunesse ont échoué. La raison, c’est qu’elles sont toujours axées sur la créa- tion de l’emploi par l’Etat. On a beau dire la nécessité que l’Etat ne crée pas des emplois, mais quand il s’agit de définir les po- litiques d’emploi, on dirait qu’il

oublie cette assertion pour met- tre en place des schémas de création d’emplois, alors que le rôle de l’Etat est de mettre les conditions de création d’emplois et non de les créer. On a connu le financement des maîtrisards avec Abdou Diouf. C’était un échec. Quand le Président Ab- doulaye Wade est venu au pou- voir, il a mis en place le FNPJ avec tout ce que cela avait com- porté comme moyens mobilisés. Echec ! Aujourd’hui, Macky Sall essuie le même échec. Et je suis obligé d’être crû avec la DER même si le coordinateur Pape Sarr fait un travail de terrain très assidu. Les derniers évènements ont montré que ces politiques n’ont pas donné des fruits. Je suis un ancien banquier et j’ai l’habitude de dire que la micro- finance ne peut pas permettre à un pays de se développer. C’est une parenthèse pour entretenir les gens dans la pauvreté. Elle permet de régler des problèmes ponctuels, sans avenir. Ce qu’il faut, c’est mettre en place une véritable politique de dévelop- pement, en développant des chaînes de valeur dans tous les secteurs d’activités pour que des privés nationaux puissent créer des emplois via des entreprises viables. Sans cela, on sera tou- jours dans un éternel recom- mencement.

Malheureusement aujourd’hui, l’Etat n’a pas mis les conditions d’émergence de champions na- tionaux. Et il faut reconnaître que le Sénégal a une grande dis- tribution qui est entre les mains des étrangers. On dit qu’on est un pays pétrolier, mais les PME sénégalaises ne sont pas mises à niveau pour pouvoir accompa- gner les grandes multinationales qui vont intervenir dans ce sec- teur. Ce qui risque de se passer, d’autres PME européennes vont venir prendre ces parts dans le pétrole. Si l’Etat veut une vraie politique de développement, la souveraineté nationale doit être mise en avant.

Qu’est-ce qui explique le si- lence du khalife des tidianes? On ne jette pas de l’huile sur le feu. Et nos khalifes généraux sa- vent quand parler, comment parler et à qui parler. Pour moi, c’est même manquer de respect à nos guides que de dire qu’ils doivent prendre la parole. Ce sont des gens qui sont au fait de ce qui se passe dans le pays. Ils maîtrisent aussi bien les enjeux que les dangers. Il est vrai qu’on connaît le franc-parler de mon père et guide Serigne Babacar Sy Mansour, mais il parle quand il le faut. Ce n’est pas quelqu’un qui parle à tout bout de champ pour faire plaisir à des personnes. Il avait pris ses responsabilités avec la Covid-19. Mais avec cette crise, il a estimé qu’il fallait gérer ça avec la manière la plus dis-

crète, la plus inclusive pour que chacun prenne ses responsabili- tés.

Certains sénégalais pensent aussi que les marabouts pro- fitent de la «Baraka» de leurs grands-pères pour vivre sur le dos des fidèles..

J’ai toujours dit qu’il ne faut pas qu’on transforme nos foyers re- ligieux en royauté.

Nous, jeunes religieux, nous nous prenons maintenant pour des princes. Nos pères et grands-pères ont eu toujours des activités en de- hors de leurs missions reli- gieuses. Si vous prenez El hadji Omar Tall, Serigne Touba ou en- core El Hadji Malick Sy,ils ont vécu des périodes de résistance où il leur faillait survivre parce qu’ils étaient face à un adver- saire qui était la colonisation. Les chefs religieux doivent déve- lopper des activités qui leur per- mettent de gagner leur vie. C’est une fausse perception de penser que les marabouts au Sénégal sont des parasites. Nos guides ont toujours eu des activités qui leur permettaient de subvenir à leurs besoins. De plus en plus, la nouvelle génération pense qu’elle peut vivre de la «Baraka» de ses ancêtres. Même si cette «baraka» existe, je pense qu’ils doivent donner l’exemple. Ils ga- gneraient à devenir des mo- dèles. Ils ont effectivement un rôle social à jouer. Mais cela ne les empêche pas de tenir un rôle citoyen tout court.

Le Cadre Unitaire de l’Islam que vous présidez a-t-il les coudées franches pour agir ef- ficacement dans l’espace so- cial ?

Notre rôle, c’est de prôner le vivre ensemble.

C’est aussi de promouvoir les sciences reli- gieuses. C’est par la force des choses que nous sommes entrés dans la médiation. D’abord quand nous avons senti qu’il y avait des dissensions entre mu- sulmans concernant le croissant lunaire et des conflits dans les réseaux sociaux. C’est pourquoi, le Cadre unitaire est une struc- ture agréée de Facebook au Sé- négal. Cela veut dire qu’il a la possibilité de demander à Face- book d’enlever une image cho- quante ou bien qui peut saper l’unité nationale. Nous pensons que le rôle que joue le Cadre doit être renforcé. Nous pouvons être des passerelles entre les diffé- rentes communautés reli- gieuses. Car il est important que les religieux se concertent de manière systématique sur tous les sujets ayant trait à la religion. Aujourd’hui, le culte est géré par le ministère de l’Intérieur. Mais je pense qu’il y a une nécessité de prise en charge du culte par l’Etat du Sénégal de manière for- melle. Pour moi, un ministère du culte ne serait pas de trop..

SOURCE: L’AS QUOTIDIEN
VENDREDI 19 MARS 2021 • N° 4622

Bamba – Thierno: Le tandem mystérieux

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Mame Thierno Birahim, le bras-droit de Cheikhoul Khadim

Dans sa sagesse infinie, le Seigneur fait que parfois deux hommes se cheminent dans un même destin. Chacun constitue pour l’autre un incontournable acteur dans la vie de son prochain.

Ils ne se séparent d’un seul instant de leur existence. Cheikh Ahmadou Bamba et son frère, bras droit Cheikh Ibra Faty forment le duo illustratif. Qui en doute, ce sont ces propos du Cheikh qui te contredit: « Ibrahima est celui dont on s’est jamais séparé de son adolescence à l’adulte ».


À vrai dire cet union a ses aspects ésotériques dont l’intellect humaine est exempté à sa connaissance. Une complicité hors commune existait entre ces personnages. Leur amour était respectivement sincère. Thierno était consumé par son amour envers son guide. Il n’existait que pour ce dernier.

Il lui a exclusivement dédié son existence sans en une seule fois lui désobéir.
 » Oh toi qui a été immolé dans notre amour » Par cette assertion du Cheikh, Thierno bat le record de l’amour envers Serigne Touba.

Il siège au devant de tous les disciples d’autant plus qu’il reste le seul à être adressé en ces glorieux termes. Mame Thierno n’avait pas une vie hors du Cheikh. Il lui avait même délégué son droit de choix.

Son choix pour ses demeures, pour les noms de sa descendance jusqu’à même les aspects les plus minimes de sa vie courante, la décision revenait à Serigne Touba.

Ils étaient en énorme complicité au point qu’ils s’entendaient naturellement. Entre eux, la distance s’était effacée. Elle n’était pas une contrainte pour que l’un ne sache l’état de l’autre. En l’absence du Cheikh, Thierno pourrait agir sans qu’à son retour ce dernier n’apporte une quelconque correction ou désapprobation.


Il n’existait en Thierno que sa personne laquelle forgea Cheikh Ahmadou Bamba pour qu’elle soit sa propre miroir.

Cheikh Ahmadou Sour

L’affaire O.S.A.S : mon intime conviction [Par Elhaji Fadall Mbacke].

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En pleine crise liée à la pandémie de la Covid-19, le Sénégal,
dont l’économie est déjà à l’agonie, subit une autre crise qui risque de le mettre à genou pour l’éternité.


Au moment où le monde entier se soucie de la situation sanitaire et y consacre tous leurs efforts, le Sénégal se permette d’amuser la galerie avec une affaire d’une indécence inqualifiable. La maladie de la Covid-19 n’intéresse plus personne et pourtant elle continue à faire des ravages dans le monde et le Senegal y compris.

Il est, pour moi, d’une débilité sans nom que tous les efforts consentis pour éradiquer la covid volent à l’air. c’est inacceptable!
Les Etats serieux sont aujourd’hui en train de débattre, de réfléchir sur les stratégies à mettre en place pour vacciner leurs populations, au moins ils se soucient de la vie des gens, au même moment certains acteurs politiques Sénégalais mènent des débats d’une opacité notoire.

La question de l’heure n’est pas de prouver qui a raison ou qui a tort dans cette affaire, même si je crois fondamentalement que la justice doit être rendue au nom du peuple sénégalais,mais en vérité le contexte ne sied pas pour la bonne et simple raison que la priorité se trouve ailleurs .

Ce peuple, qui a tant souffert, ne mérite pas que l’on lui inflige d’autres corvées. C’est juste inquiétant que des pauvres jeunes soient morts pour une affaire dont les concernés mènent la vie tranquille. c’est injuste que des jeunes paient sans rien commander!

Certes, pour la défense de la démocratie, des sacrifices doivent être faits mais que ce combat soit mené de manière honnête.

Aucun homme politique n’a jamais été tué dans les manifestations politiques, et corrigez-moi si j’ai tord. c’est toujours des jeunes, souvent même qui n’en ont rien à voir, qui sont les agneaux du sacrifice. C’est insupportable!

Depuis 1960, beaucoup de gens sont morts, au nom de la défense de la liberté et de la démocratie mais à chaque fois qu’il ne reste qu’à partager le gâteau les courageux laissent la table aux opportunistes.

En 2012 des jeunes étaient morts pour que notre constitution soit respectée, où en est-on aujourd’hui ? Donc il faut absolument une introspection globale pour que plus personne ne paie les pots cassés par une personne à cause des petits plaisirs charnels.

Dans cette affaire O.S.A.S je ne nourris aucune intention d’inculper ou disculper une partie ou d’autre mais j’ai l’intme conviction que l’affaire doit être réglée à l’amiable pour sauvegarder notre stabilité sociale. En effet, le contexte géopolitique actuel ne nous permet pas d’ouvrir la boite de pandore, car l’environnement ne nous est pas du tout favorable en plus notre Sénégal est dans la liste des pays à déstabiliser comme tel en est toujours le cas dans les pays où l’or noir est découvert.

D’ailleurs si les chefs religieux en leur tête Cheikh Mountakha Mbacke se donnent corps et âme pour que la paix revienne, c’est parce qu’ils sont hautement conscients du danger encouru si cette affaire n’est pas réglée dans la règle de l’art.

Aucun homme d’État n’acceptera de mettre son pays en feu pour sauver sa peau. L’esprit de sacrifice est le dénominateur commun des grands hommes et le patriotisme d’un homme se mesure à l’aune de ses sacrifices. Ainsi, la belle phrase de Président abdoulaye Wade me revient toujours à l’esprit  » je ne veux pas entrer au Palais en marchant sur des cadavres » voilà le don de soi pour la patrie. Voilà l’esprit d’un homme d’Etat éminemment conscient de sa responsabilité.

En résumé, il est temps que nos hommes politiques laissent leur ego de côté pour sauver l’essentiel et à mon avis, l’essentiel, est et demeure notre Cher Sénégal, vitrine de la démocratie et de l’État de droit en Afrique. Et à tout prix, cette image doit être préservée .

Elhadji Fadall Mbacke

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