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mar, 13 avril 2021

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Emploi des jeunes : beaucoup de jeunes qui sortent des universités ne sont pas accompagnés…

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La problématique de l’emploi des jeunes au cœur des politiques publiques, était au centre d’un atelier tenu ce mercredi 31 mars 2021 à la maison de la culture Douta Seck.

Une rencontre durant laquelle les discussions ont tourné autour du mal-être de cette frange de la population qui a démontré ses états d’âme durant les événements récents survenus sur toute l’étendue du territoire national. Ce cadre de concertation interactif initié par l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Économique en Afrique (OSIDEA), International Budget Partnership et Parole aux Jeunes, entre dans le cadre de concertation nationale de la jeunesse, en vue. D’où la quintessence du thème de cet atelier : Jeunesse et gouvernance : quelle feuille de route pour la jeunesse en perspective des concertations?

Lors de cet atelier entre les acteurs et organisations de la société civile, organisations syndicales, acteurs politiques ainsi que les institutions, agences et ministères qui travaillent sur la question de jeunesse, l’énigme de l’emploi et de l’employabilité des jeunes a été considérablement débattue entre les personnes qui ont pris part à ce rendez-vous. C’est d’ailleurs l’objet de cette rencontre qui avait pour dessein de promouvoir un cadre d’échanges, d’après le président de l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Économique en Afrique (OSIDEA), Cheikh Oumar Sy.

Ce dernier en partenariat avec l’Assemblée nationale est en atelier « pour permettre aux jeunes d’aller vers quelque chose de concret à travers des travaux de groupes. Des travaux qui porteront sur la vision de la jeunesse sur les institutions, la vision de la jeunesse sur l’emploi, la vision de la jeunesse sur l’éducation, mais également la vision de la jeunesse sur l’équité sociale. »

Malgré la difficulté d’emploi au Sénégal, l’employabilité des jeunes reste tout de même discutable. Raison pour laquelle le président d’OSIDEA et associés mettent l’accent sur le coaching et le monitoring des jeunes. Il estime ainsi que « beaucoup de jeunes qui sortent des universités ne sont pas accompagnés psychologiquement et ne sont pas aussi accompagnés du point de vue de l’orientation.

Donc il est nécessaire et fondamental quand on parle d’employabilité, que la personne qu’on dirige vers l’emploi puisse être réconfortée psychologiquement et préparée pour cet emploi-là », a préconisé Cheikh Oumar Sy…

Source: Dakaractu

CONSEIL MUNICIPAL DE TOUBA OU LE REFUS DE S’ASSUMER !

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Mouhamadou L. Bara LO Directeur associé chez Tullius Africa

Je pense que Serigne Cheikh Abdoul Ahad Gaïndé Fatma a évacué trop facilement la question de Papa Djibril Fall – PDF Officiel sur « l’inertie » de la mairie de TOUBA. Je dis « évacuer » pour ne pas dire qu’il s’est « dérobé ».

Il n’y aucune information dans sa réponse qui se limite à dire que le conseil municipal est « une propriété du SËRIÑ ». Le pendant aurait été de dire que le Khalife ne veut que le meilleur pour ceux qui sont soumis à son autorité. Et c’est là qu’apparaît l’échec de cette équipe.La mairie de TOUBA manque vraisemblablement d’ambition.

J’ai eu à travailler occasionnellement avec certains de ses responsables qui ne manquent pas de compétences. Je garde de ce commerce leur perception réductrice des demandes des populations de la ville et de leurs responsabilités propres.Serigne Abdou Lahad MBACKÉ Gaindé Fatma a unedouble légitimité qui aurait dû tirer vers le haut l’équipe municipale: Son appartenance familiale et sa formation.

Je pense qu’il a alors une responsabilité particulière dans la léthargie de cette mairie même s’il ne se trouve pas à sa tête.Il est important de comprendre que, malgré son utilité, TUUBAA CA KANAM ne peut remplacer la mairie. Ce sont des statuts et des prérogatives différentes qui président à l’action de ces deux entités.

L’acte III de la décentralisation, même avec ses relents politiciens, a ouvert un boulevard pour un leadership local conséquent. La pertinence et l’opportunité des initiatives locales de développement n’ont de limites que la qualité du leadership à la tête des collectivités locales.

Par:

Mouhamadou L. Bara LO
Directeur associé chez Tullius Africa

LES SECTES 2.0 AU SÉNÉGAL

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Au Sénégal, surtout dans le 2.0, on aime bien être enfermé dans des idéologies qui sont typiques de l’enfermement sectaire. Au nom de la lutte contre les LGBT, le neo-colonialisme, la perte des valeurs, les gens se sont laissés enfermer dans des chimères qui ne sont rien d’autre que des histoires mobilisatrices.

Si ce n’est pas George Soros, c’est la France ou la franc-maçonnerie. On image partout des complots avec des vérités cachées qui n’apparaitront jamais au grand jour. On se forge des histoires de la dénonciation, une façon de se faire un nom. Et la meilleure manière de le faire c’est de simplifier les choses à travers un fond civilisateur ou religieux. Dans cet ordre d’idée, la franc-maçonnerie est souvent utilisée comme mobile.

Elle est présentée par ces organisateurs des sectes 2.0 comme la cause de tous nos malheurs. Elle est dans nos mosquée, nos chefs religieux sont même présentés comme des relais que la francmaçonnerie utilise pour dérouler ses plans déstabilisateurs. Toute une fable que certains utilisent pour enfermer des gens déstabilisés par la vitesse de la marche du monde, mais aussi et surtout, ignorants et pas très cultivés et souvent inquiets et précarisés.

Sur ce, on les rabâche toujours des histoires de complot sur fond de conservation des valeurs ou de sauvegarde de l’islam. La perte d’estime de soi, l’incapacité d’aller à la source de l’info font que certains sont enfermés dans des bulles de croyances et dans des grilles de lecture étroites.

On les raconte des fables , comme un enfant, mais ils y croient fermement. Très souvent ces organisateur de la démocratie 2.0 s’adossent à une valeur reconnue, un positionnement moral, l’islam ou la tariqa ou les combats contre le cfa, la France, etc. Ce sont de nobles causes, mais juste que ces organisateurs de la démocratie 2.0 les manipulent dans le but d’organiser un corps de doctrine, bientôt transformé en dogme et en fond de commerce surtout.

A cet effet, certains s’imaginent combattre au nom des valeurs, du pays ou de l’islam, mais en réalité, ils ne font que se soumettre à d’autres qui ont un autre agenda que l’islam ou les valeurs.

MMD

Transition en douce vers le Wolof…

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Une transition en douce vers la langue wolof comme langue de communication officielle du Sénégal doit être promue sans militantisme outrancier et inutile contre la langue française et sans wolofocentrisme exacerbé.

Les autres langues nationales devront la seconder dans les zones où elles sont fortement representées pour promouvoir et la diversité linguistique et l’efficacité qu’offre une langue comprise de presque tous. C’est une chance pour le Sénégal que nous devons exploiter intelligemment.

La marche vers l’utilisation de nos langues comme langue d’enseignement à large échelle a toujours été ralentie et compromise par les batailles d’égo entre africains eux-mêmes. Ce qui a contribué à renforcer les langues des ex-colonies comme des sortes de « langues-arbitres » de nos différends. Par exemple, dire

« je suis serere, tu es wolof, donc parlons français même si je comprends le wolof pour être en terrain neutre ».

Ce qui convenons-en est juste stupide. Par ailleurs, cette transition en douce ne peut avoir lieu que si elle est soutenue par un programme volontariste, scientifique, de la part du régime actuel ou d’un autre à venir.

Il faut clairement sortir la promotion des langues nationales du stade confidentiel de simples langues d’appoint auquel elles sont jusque là confinées dans la politique linguistique du pays.

LB

JEUNESSE SAVAIT, JEUNESSE POUVAIT ! [PAR SOB]

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Quand il est question de Cheikh Ahmadou Bamba, de son entourage et de ses grands disciples, on pense souvent qu’il s’agissait de personnes âgées, sans doute parce que les faits relatés nous paraissent si lointains.

Il est pourtant judicieux de rappeler que l’essentiel de ces personnages extraordinaires par l’héritage qu’ils ont laissé, étaient « jeunes » si l’on s’en tient à la définition exotérique du terme. De plus, ils ont accompli de lesdites prouesses en un laps de temps très court.

Cheikh Ahmadou Bamba érigea la voie mouride à l’âge de 30 ans. Quelques mois plus tard, il fonda le village de Darou Salam. La localité de Touba suivra quelques années après. Il avait 40 ans quand une déportation fut décidée à son encontre par l’administration coloniale en raison de son influence grandissante sur les masses. Le Cheikh a donc instruit, éduqué et préparé des masses innombrables de disciples avant l’âge dite de la « sagesse » et bien avant ses démêlées avec le colonisateur. Il est par ailleurs établi que certains de ses ouvrages étaient enseignés dans le « daara » de son illustre père tant leur qualité était hors du commun. Certains de ses poèmes devenus célèbres ont été composés par le Cheikh alors qu’il n’avait même pas 15 ans.

Cheikh Ibrahima Fall fit allégeance à Cheikhoul Khadim à l’âge de 26 ou 27 ans (suivant les sources). Le Cheikh avait alors près de 30 ans. Inutile d’évoquer la dimension de celui qui est devenu la « porte de la Mourdiyyah » (Baboul Mouridine).

Mame Thierno Birahim avait la trentaine quand il a été fait émissaire par Cheikhoul Khadim pour porter cette missive historique de mise au point adressée au gouverneur général de l’AOF. C’est aussi à compter de la même periode que toute une communauté a été placée sous sa responsabilité quand Cheikh Ahmadou Bamba, son maître spirituel et grand-frère, déporté au Gabon, dut s’absenter du Sénégal pendant près de 8 ans.

Serigne Massamba Mbacké n’a pas connu son père Serigne Momar Anta Saly. Il avait 14 ans quand son maître spirituel et grand-frère Cheikhoul Khadim, qui jouait le rôle de père auprès de lui, fut déporté au Gabon.* Mame Cheikh Anta Mbacké (Borom Gawane) avait 17 ou 18 ans quand Cheikh Ahmadou Bamba, son grand-frère, lui céda le village de Darou Salam et plaça sous sa responsabilité pas moins de 99 disciples.

Cheikh Mouhamadoul Moustapha et Serigne Fallou étaient âgés d’à peine 8 ans au moment de la déportation de leur vénéré père.

Cheikh Mouhamadoul Moustapha Mbacké avait 40 ans quand il a été porté à la tête de la communauté mouride suite au rappel à Dieu de son vénéré père. Aussi extraordinaire que cela puisse paraitre, il n’a vécu qu’une soixantaine d’années en dépit de l’apparence physique d’une personne restée près d’un siècle sur terre.

Cheikh Mouhamadou Lamine Bara Mbacké n’a vécu que 45 ans. Sa production littéraire, dont le style ressemble, à s’y méprendre, à celui du cheikh, demeure pourtant une des plus foisonnantes du pays.

Serigne Bassirou Mbacké est venu au monde en 1895, l’année de départ en exil de son père Cheikh Ahmadou Bamba. La vie terrestre de Serigne Bassirou (1895 – 1966) n’a duré que 71 ans. Il est pourtant l’auteur de l’un des ouvrages de référence sur la biographie de Cheikhoul Khadim et l’histoire de la voie mouride.

Serigne Abdoul Ahad Mbacké avait 13 ans quand son vénéré père fut rappelé à Dieu. En 1932, âgé de 18 ans, il obtient de son oncle Serigne Hamzatou Diakhaté une exploitation agricole à Kàdd Baloodji, situé à 11 kilomètres de Touba. À l’âge de 20 ans, il s’installa à Guélonguel (dans le Saloum) après avoir reçu une surface cultivable de la part de Serigne Bassirou Mbacké. Il accéda au khilafat à l’âge de 55 ans et marqua de manière indélébile l’Histoire de l’Islam et du Mouridisme au cours d’un inoubliable magistère.

Serigne Abdoul Khadre Mbacké a vécu 75 ans. De l’âge de 54 ans (en 1968) jusqu’à son rappel à Dieu en 1990, il officia en tant qu’imam de Grande Mosquée de Touba.

Serigne Saliou Mbacké a 12 ans quand son père fut rappelé à Dieu. Sa qualité d’éducateur hors pair lui permit de former, pendant près de 73 ans (de 1934 à 2007), plusieurs générations de musulmans sur les principes et valeurs de leur religion. C’est ainsi qu’un récent recensement, effectué dans le cadre d’une étude sur la place de l’éducation en milieu mouride, démontra que Cheikh Saliou comptait à son actif 28 daaras où résidaient près de 10 000 élèves, encadrés par 336 professeurs. C’est en 1991 que l’histoire de Khelcom débuta avec 45 000 hectares de terres défrichées. L’homme révélait ainsi ses talents de grand économiste. Khelcom compte 15 daaras.

Serigne Mourtada Mbacké avait 6 ans quand son père fut rappelé à Dieu. Les instituts Al-Azhar qu’il a mis en place depuis les années 70 constituent à ce jour le plus grand réseau scolaire privé du Sénégal. Des centaines d’enseignants y assurent l’instruction, mais aussi l’éducation de plus 70 000 élèves dont beaucoup représentent des cas sociaux inscrits gratuitement. Il a en outre porté le message islamique universel de Cheikhoul Khadim dans les quatre coins du monde.

Sokhna Mariama Bousso, sainte mère de Cheikh Ahmadou Bamba, n’a vécu que 33 ans. Son œuvre est restée gigantesque et demeure non encore décryptée. Sokhna Diarra symbolise à elle seule l’action de toutes les vertueuses femmes qui ont été abreuvées à la source intarissable de Cheikh Ahmadou Bamba.La liste est loin d’être exhaustive, mais l’on notera qu’aucun de ces illustres personnages n’a vécu 100 ans. Celui qui a le plus duré sur cette terre est Serigne Saliou Mbacké qui, du haut de ses 92 ans, fut ravi à notre affection en décembre 2007.Il est parfois bon de rappeler ces éléments historiques aux fins de renforcer la détermination d’une jeunesse dont les déceptions répétées ont tendance à obérer l’ambition. Quand jeunesse veut, souvent elle peut pour peu qu’elle soit éclairée et déterminée.

Seydina Omar Ba

Génération Saalih, l’association qui forme les «Ndongo Daara» aux TIC

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Génération Saalih, une association inspirée du modèle de Gestion des Daara de Serigne Saliou et ancrée sur son territoire. Elle travaille avec des couches vulnérables, évoluant dans des environnements assez difficiles et parfois réfractaires aux interventions extérieures.

Créée officiellement en 2015, l’objectif principal de l’association est d’accompagner l’insertion socioprofessionnelle des talibés sortants des Daara et enfants de la rue, en facilitant leur accès à un métier. Le partenariat avec les associations de maîtres coraniques renforce la légitimité des interventions en direction des talibés.

« Notre objectif principal est d’accompagner des talibés jusqu’à leur insertion grâce à la formation des « Ndongo »

Avec un dispositif d’accompagnement mis en place, l’association se fixe comme perspectives : « Un talibé, Un métier ». Un programme « Bay Tekki » est également disponible pour la promotion de l’agriculture et l’horticulture dans les Daara.

« Même si le problème des enfants de la rue est trop délicat, nous comptons former plus de 2000 talibés« 

Pour mieux cerner la question des talibés , il est bien de faire la distinction entre le talibé et l’enfant de la rue. Après un ciblage des daaras, le recrutement est accentué sur le travail des enfants par âges et par zone géographique.

L’objectif est de mieux préparer l’enfant (garçon comme fille) à l’autonomisation. Au-delà des activités de sensibilisation, Génération Saalih s’investit beaucoup dans le renforcement de l’employabilité des jeunes défavorisés par la formation de même que l’intermédiation avec les entreprises, ONG et les Établissements de Formation professionnelles et techniques pour faciliter les actions en direction de l’insertion.

« Le numérique et l’informatique, un secteur pourvoyeur d’emploi »

L’outil informatique est devenu indispensable dans le quotidien des enfants avec l’utilisation des smartphones. Trouver un emploi décent est un véritable parcours du combattant .

C’est pourquoi Génération Saalih a trouvé ce cadre pour mieux suivre ses apprenants. Avec le suivi et la formation, nous avons dépassé cette étape même s’il y a des difficultés rencontrées. 

L’objectif de GS est de poursuivre ses actions en faveur de l’insertion des jeunes vulnérables, en développant des partenariats avec des ONG, les Entreprises et des associations.

D’autres partenariats sont prévus avec des structures comme Jokkolabs, des centres d’incubation pour pouvoir former les jeunes à l’entrepreneuriat et promouvoir le terme « Talibépreneur. »

Source: socialnetlink

LA PAIX À VISAGE HUMAIN

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Plus qu’un khalife général, plus qu’une institution, Serigne Mountakha Mbacké est l’espoir de tout un peuple et de tout un territoire.

Malgré son emploi du temps très chargé et son âge avancé, il a pris le temps d’écouter ces autres venus lui dire merci. L’humilité dans sa dimension noble et humaine. Serigne Mountakha Mbacké mérite bien des remerciements, et je suis persuadé d’ailleurs que la postérité lui dira toujours merci.

Non seulement il a écouté ces autres, venus lui dire merci, mais il leur a rappelé Allah ainsi que Serigne Touba et ses principes de vie.

Comme il aime à le répéter souvent :

« Tout pays peut perdre espoir à l’exception du Sénégal qui possède Serigne Touba dans son patrimoine »

qui est l’incarnation de la paix, la justice, l’équité, la discipline et l’exemple fini de la patience, de la bravoure, de l’énergie et du courage. Le parcours de Serigne Touba doit non seulement être enseigné, mais il doit inspirer tous ceux qui luttent pour se libérer.

Car il est l’incarnation de la lutte sans arme et sans violence. Dans ce registre, sa réussite est patente. Et la posture d’aujourd’hui de Serigne Mountakha Mbacké en est l’illustration parfaite, mais surtout le discours qu’il a servi à ces autres venus le remercier.

Écoutons le message qu’il leur a servi :

« Tout ce que vous cherchez , cherchez le dans la paix et la droiture tout ayant une bonne opinion».

Voilà un homme qui n’a pas fui ses responsabilités. Il était là quand son peuple avait besoin de lui. Sa démarche témoigne non seulement qu’il est un digne héritier de Serigne Touba, mais qu’il a aussi porté cet héritage vers l’horizon le plus lointain et au bénéfice de toute l’humanité.

MMD

Une lecture subjective peut conduire à une compréhension «abusive» [Par Matar Diop]

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Selon le journal Les Echos, Diary Sow a expliqué, en visioconférence au Forum Exclusivement Féminin organisé par l’Institut Français de Saint-Louis, que les observations qu’elle a faites sur la société sénégalaise et les romans qu’elle a lus et qui « peignaient la femme comme objet sexuel, caritatif, objet de commerce, pour mieux nous émouvoir » lui ont poussé à s’engager à écrire pour « améliorer les conditions de la Femme».

La meilleure élève du Sénégal affirme avoir apprise la polygamie à partir de ses propres observations sur la société sénégalaise et les romans qu’elle a lus. Cela montre que la petite peule n’est pas suffisamment bien outillée pour mener le combat contre « sa polygamie abusive ».

Le problème de la plupart de nos pseudo-intellectuels, d’une part, c’est qu’ils lisent le coran comme ils lisent un livre de cuisine, une lecture touristique et biaisée, due à une absence totale de formations sur les bases les plus élémentaires de l’islam. Et d’autre part, ils s’inspirent des ennemis déclarés de la Religion comme Tocqueville, homme politique et philosophe du XIXe siècle qui disait : «L’Islam c’est la polygamie, la séquestration des femmes, l’absence de toute vie publique, un gouvernement tyrannique et ombrageux qui force de cacher sa vie et rejette toutes les affections du cœur du côté de l’intérieur de la famille».

Toujours dans la même veine, Arthur Schopenhauer, philosophe allemand, disait dans son œuvre le monde comme volonté et comme représentation : « Le Coran, ce méchant livre, a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire pendant 1200 ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d’hommes ; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré un singulier mépris de la mort et un enthousiasme capable d’affronter des guerres sanglantes, et d’entreprendre les plus vastes conquêtes.

Or nous y trouvons la plus triste et la plus pauvre forme du théisme. Je n’ai pu y découvrir une seule idée un peu profonde». Et pour finir, Ernest Renan, écrivain, philologue, philosophe et historien du XIXe siècle, dans un discours au collège de France, déclarait en 1862 :« L’Islam est le dédain de la science, la suppression de la société civile, c’est l’épouvantable simplicité de l’esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment fin, à toute recherche rationnelle, pour le mettre en face d’une éternelle tautologie : Dieu est Dieu».

Après avoir parcourir toutes ces exécrables opinions sur l’Islam, le Coran et les musulmans, comment peuvent-ils accepter, ces pseudo-intellectuels, toute la splendeur et la magnificence de la religion musulmane et de ses préceptes ? JAMAIS. «Ku sa noon di sang doo set».

La polygamie, telle que préconisée par le livre saint, enseignée et appliquée par le prophète et ses compagnons, n’admet surtout pas d’abus. Il n y a pas, en Islam, ni une monogamie abusive encore moins une polygamie abusive.« Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité». Sourate la vache, verset 286.

Matar Diop le yoffois

Mame Thierno, l’incontournable [Par: Cheikh Fall Gueye]

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Mame Thierno Birahim

Il est un descendant de la famille de Mame Mahram Mbacké et celle de Koki. La plupart des savants ou saints musulmans du Sénégal proviennent de ces deux familles d’après Serigne khalil Mbacké.

Mame Thierno est né un jeudi matin en 1862 dans un village dénommé Porokhane au 15e jour du mois de Rabihul Awal. Mais à cette période ses parents s’apprêtaient à déménager à Ndiaba-Kounda c’est dans ce lieu qu’il fut baptisé. A cette année décéda Mame Bamba Sall, homonyme de Serigne Touba. Mame Balla Aïcha mourut à la même période.

Fils de Mame Mor Anta Saly et de Sokhna Fati Issah bintou Ndiaga Issah ibn Madou Fakhoudja, il partage cette parenté commune avec Serigne Modou Fati, Sokhna Aminata Mbacké et Sokhna Fati Bineta.

Serigne Khalil raconte que lorsque Borom Darou vint au monde, Serigne Mor Anta dixit à Serigne Touba ceci : « tes vœux sont exaucés, tu as un bras droit pour accomplir ton œuvre ». A ce moment précis, Serigne Touba lisait le coran et il était sur ce verset : « Wa axii harouna houwa afsahou mini lissaanan fa arsilhou mahi riddane youssadiqni ». Puis après il s’est levé et il a écrit « Asbahtou Mounjiyaat » pour son frère.

Comment il était ?

Serigne Khalil nous raconte qu’il était de teint noir, il avait les bras un peu long. C’est pour cela qu’assis auprès de lui, on pouvait avoir l’impression qu’il était élancé et pourtant il était court de taille. C’est à juste titre qu’on le surnommait Ndamal-Darou. C’était un homme très civilisé, propre et silencieux. Il pouvait s’asseoir longtemps. C’était aussi un homme plein de connaissances, pieux, ascétique, perspicace, courageux et dévoué. De son physique, il ressemble beaucoup plus à son fils Serigne Aïdara Mbacké et a presque la même voix qu’un autre de ses enfants, je veux citer Serigne Cheikh Khady.

Concernant son parcours dans la recherche de la connaissance coranique et sur l’éducation ainsi que ses prouesses dans bien de domaines, j’invite tout le monde à se référer à l’ouvrage de Serigne Khalil, Yoonu Góor Yàlla gi.

Parlons donc de son rapport avec Serigne Touba.

Il existait un grand amour entre eux. La plus grande illustration à cet effet peut se ramener au discours de Serigne Touba lors du partage des biens de leur père. En effet, il disait ceci : « dans cet héritage, je ne désire que ce Coran et Mame Thierno en personne » ; il lui disait très souvent ; « tu es mon bras droit » ; « si m’aimer était un couteau, saches qu’on t’y a égorgé ». Tous ces propos ont des preuves tangibles. Serigne Abdoul Ahad les avaient regroupés. Serigne Bassirou Anta Niang les a aussi écrits. Mais par souci d’accessibilité directe à l’information, j’invite mes lecteurs et lectrices à consulter principalement ‘’Diyaafatou Samaadiya’’ et ‘’Safwatou Siiri‘’de Serigne Alhaji Mbacké. Car la lettre que nous nous apprêtons à partager figure aussi bien en arabe qu’en wolof dans ces deux ouvrages et fait gage d’authentification à nos propos susmentionnés.

Voici d’ailleurs cette correspondance de Borom Touba écrit à l’endroit de Borom Darou.

« Que la paix, la miséricorde et la bénédiction soient sur toi. Après cela, si ma lettre te parvient, saches que je t’enjoins de mettre à ma disposition trois personnes qui mémorisent le Coran et qui sont aptes à enseigner les élèves d’ici. Puis trois jeunes gens capables d’enseigner les sciences islamiques afin d’instruire d’autres jeunes. Si cette lettre te parvient, qu’ils viennent à ma demande. Ô, toi à qui on a ‘’égorgé’’ avec ‘’le couteau de l’amour’’. Saches que quiconque m’aime à ce niveau est agréé d’un agrément qu’aucun désagrément ne saurait suivre. »

Mame Thierno était un homme de bien, un modèle aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il vivait autant pour la jurisprudence islamique que pour le soufisme. C’était un homme équilibré. Serigne Touba disait : « me servir de compagnon est suffisant mais suivre Mame Thierno est encore profitable ». Cette expression nous la tenons de Serigne Abdou Khoudoss.

Mame Thierno, cet homme valeureux a tiré sa révérence en 1943 ou disons plus précisément un jeudi 10 Shahban en 1362 (hégire) d’après Serigne Khalil.

Cheikh Fall Gueye

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