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Bamba Partout-Bamba pour Tous

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En regardant certaines émissions télévisées au Sénégal, je me pose une kyrielle de questions… entre autres :

Est-ce que les sénégalais connaissent Serigne Touba?
Jouons nous réellement ( en tant que jeunes talibes ) un rôle déterminant à la vulgarisation de l’œuvre de Khadimou Rassoul mais aussi et surtout à l’incarnation du Mourid Mindset partout et pour tous comme le font certains de nos kilifeus?

Sommes nous conscients des questions et enjeux de l’heure et de comment Serigne Touba ( quand je dis Serigne Touba je fais allusion à son œuvre, ses enseignements, sa philosophie, son idéologie ….) constitue la solution à tous ces maux et la réponse à toutes ces questions?

Moi Mouride danoukat, pour répondre à la première, je me vais me limiter à Serigne bi dou kou gnouy kham ( Personne ne peut connaître le Cheikh)

« Pourtant, me rétorquerait un autre talibé certainement plus lucide que moi kou diara khamle la ( il est de notre devoir de faire connaître Serigne Touba…) ».

Par rapport à la deuxième, je pense que beaucoup de talibe à travers des dahiras, productions littéraires et rencontres abattent un travail considérable pour la vulgarisation de l’œuvre du Cheikh.
Mais est-ce que nous mesurons l’impact, je veux dire de manière proportionnelle sur le nombre de personnes qui se disent mourides et qui doivent connaître au moins comment Serigne Touba lui même accepterait leur Mouridité en particulier et sur toute personne qui doit connaître Serigne Touba, ne serait-ce que pour sa culture générale 😊.

So, un changement de stratégie tout en respectant l’orthodoxie mouride ne doit-elle pas s’imposer ?

Les réponses peuvent être autant variées les unes des autres mais une chose est claire:

Nous qui, nous faisons appeler Talibe Murid, avons la responsabilité et de manière très urgente de déprivatiser ( pour reprendre l’expression de Guirassy) Serigne Touba.

Un défi ultime pour en faire une panacée pour tous.

Soda Mareme Fall

LE CÉLÈBRE INCONNU PAR: M. MOUSTAPHA DIOP

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En lisant, écoutant ou méditant l’histoire de Serigne Touba, son courage est l’une des choses qui m’a le plus frappé. En scrutant sa vie pas à pas sur des contextes favorables ou défavorables, le courage de cet homme doit interpeller tout homme doué de raison.

« Je chemine avec les élus »

Assîru

dit-il en 1895, alors qu’il était sous haute escorte de spahis (soldats). Ainsi, l’on découvre un homme sans faille dans sa foi au moment même où tout espoir terrestre de le revoir était arraché à ses disciples et à sa famille. À la nouvelle de sa convocation par l’autorité coloniale de l’époque, point culminant d’une série d’épreuves, il se lève et déclare :

« Je n’adore que Dieu et le Prophète Mouhammad est mon seul et unique chemin vers Lui ».

Assîru

Serigne Touba s’est cramponné sur cette phrase durant toute sa vie et ne l’a jamais trahi avec toute l’insécurité qu’elle comportait en ce moment. Par sa bravoure, son courage et sa détermination, Serigne Touba a toujours affirmé, réaffirmé et confirmé cette phrase comme crédo intérieurement comme extérieurement, dans ses actes comme dans ses pensées durant chaque souffle de sa vie. Les épreuves ne l’ont jamais fait douter encore moins le dresser contre Dieu.

D’avance les épreuves étaient détendues par un courage inébranlable. C’est pourquoi elles n’offraient rien de malheureux en lui. Éloigné des siens, il n’avait rien renoncé de son crédo. Ainsi, savons-nous que ce ne sont pas un contexte, un territoire, une armée, de l’intimidation, de la déportation, du bannissement à l’éloignement qui le feront changer de discours ou d’objectif. Les vertus de Serigne Touba ne sont pas donc liées à cela, comme certains l’avaient prédit : « Il changera de position.»

Ceux-là ont perdu leur pari, car il s’est toujours mis à l’écoute de ce que Dieu lui recommande avec la ferme conviction de réaliser Ses exigences et de se laisser guider par elles. Quel homme courageux ! Le courage de Serigne Touba est tout à fait conforme à l’enseignement de son maître Mouhammad , reposant en définitive sur cette certitude que Dieu ne peut échouer ni permettre qu’un de ses serviteurs aille définitivement à la ruine.

Malgré les douleurs physiques, le calvaire, les épreuves, la solitude, la pluie, la soif, la faim, le froid, Serigne Touba a toujours tenu bon et seul d’ailleurs, toujours droit et digne. Dans une terre étrangère au sein de gens méprisant, faisant objet de raillerie, chansonné par des hommes vils qui ne lui épargnaient rien, Serigne Touba a pris toujours appui sur Dieu , s’armant toujours de son courage légendaire.

Devant l’injustice, l’agression, ou devant la maladie, Serigne Touba a tenu par son courage. Ainsi, en aucun moment il n’a faibli ou s’est soumis ou n’a négligé un acte surérogatoire, les actes obligatoires, on n’en parle pas. Et à mesure que les épreuves s’enchainaient, il est resté pieux, intègre, patient, constant et courageux. Face aux difficultés, aux malheurs et aux douleurs, Serigne Touba s’est toujours acquitté de sa mission avec un courage extraordinaire.

Il s’est montré digne, constant, courageux toujours se réfugiant auprès de Dieu en Le glorifiant et en chantant les vertus et les faveurs de son maître, ami et bien-aimé le Prophète Mouhammad.

Mouhammadou Moustapha Diop (Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, le célèbre inconnu)

LA QUESTION LAÏQUE AU SENEGAL [Par A. Aziz Mbacke Majalis]

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Les passages ci-dessous, extraits de notre essai « KHIDMA : La Vision Politique de Cheikh A. Bamba (Essai sur les Relations entre les Mourides et le Pouvoir Politique au Sénégal) » (Editions Majalis, 2010), préfiguraient déjà la problématique actuellement posée de la laïcité dans le système républicain sénégalais.

De même que certains effets pervers induits par sa dimension anticléricale d’exclusion de la religion hors de la sphère publique et institutionnelle utile, et sa fonction neutralisante (et pas seulement neutre) sur la promotion des valeurs éthiques et religieuses positives dans la vie sociopolitique de la nation. Un problème qui vient, avec fracas, de resurgir sur la scène politique avec la proposition récente du chef de l’Etat d’inclure une clause d’intangibilité de la laïcité dans le projet de constitution en gestation. Proposition violemment rejetée par les religieux, avant d’être déconseillée par le Conseil Constitutionnel.

Pour résoudre cette contradiction latente dans la construction nationale, cette opposition frontale sur un concept aussi clivant, nous proposions, dans l’essai précité, son remplacement par un autre historiquement moins chargé. Une autre vision républicaine qui parviendrait à conserver les 3 dimensions, somme toute, nobles charriées par la laïcité et s’accordant parfaitement avec la justice et nos valeurs de tolérance, que sont :

(1) la liberté de culte pour tous les citoyens sénégalais, sans distinction, dans des limites unanimement admises,

(2) la non inféodation du pouvoir politique dans une quelconque obédience religieuse exclusive et unique, au détriment de celles des autres citoyens,

(3) le traitement équitable par l’Etat de toutes les sensibilités religieuses de la nation ; une dimension incluant l’assistance publique aux communautés religieuses dans leurs missions naturelles non basée sur un quelconque clientélisme.Tout en épurant le concept de laïcité de sa 4e et pernicieuse dimension (née, en réalité, de l’anticléricalisme atavique de la Révolution sécrété par l’histoire de France) consistant au cantonnement du religieux dans la sphère strictement privée, afin d’exclure toute référence aux principes et valeurs religieuses dans l’élaboration des dynamiques politiques, économiques, sociales, culturelles, éducatives etc. de la nation.

Cette approche alternative du concept, que nous jugeâmes plus adaptée à notre histoire et à nos réalités, se fondera sur une équité dynamique et positive (pas celle de méfiance ou de rejet) dans le rapport du politique au religieux dans la Cité. Une autre approche que nous avons dénommée par le néologisme d’« équicité » et qui nous permettra peut-être un jour, qui sait, de reformuler l’article premier de notre Constitution en ceci : « Le Sénégal est une République ÉQUITABLE, démocratique et sociale ».

——KHIDMA (pp. 256, 357-361)

« Le thème si controversé de la laïcité des institutions du Sénégal et du combat qu’ont toujours mené les acteurs religieux pour la remettre en cause a fait l’objet de nombreuses études et polémiques. Cette question, ou du moins la compréhension que peuvent en avoir les différents protagonistes, mérite plus que jamais, à notre sens, d’être reposée en des termes moins dogmatiques et moins radicaux chez toutes les parties. Ceci, même s’il faudra toujours refuser l’imposition actuelle de la vision unilatérale et exclusiviste de la laïcité à la française, surtout chez nos élites europhones, dont l’ambition véritable est de cantonner la religion dans la sphère strictement privée, pour ensuite songer à nous inventer un modèle de laïcité équitable (que nous appellerons « équicité ») plus conforme à nos valeurs de base et aux principes d’équité religieuse de l’Islam. (…)

A notre avis, le Sénégal souffre plus et avant tout d’une crise de comportement et d’inadéquation de son SYSTÈME DE VALEURS OFFICIEL que d’une véritable crise des valeurs en tant que telle (ces valeurs subsistant encore dans le subconscient collectif tout en étant dépréciées et découragées par le système). Crise systémique sustentée par une certaine inadaptation et une contradiction manifeste entre, d’une part, les valeurs culturelles, spirituelles et historiques positives auxquelles s’identifie profondément son peuple.

Et, d’autre part, sa théorie politique officielle fondée sur un système de pensée foncièrement opposé à ces mêmes valeurs ou favorisant au contraire, dans la praxis, nos valeurs culturelles les plus négatives. Relever cela ne signifie nullement, il faut le préciser, la remise en cause de certains acquis importants de la « civilisation de l’universel », ni une tentative puérile de s’enfermer dans des schémas non viables, sous prétexte d’une « authenticité » fictive ou manichéenne (notre système de valeurs ayant également ses insuffisances flagrantes). Mais cela revient simplement, surtout pour les milieux intellectuels, au devoir de s’interroger désormais sincèrement et un peu plus profondément sur la relativité des « valeurs de la République » héritées, pour l’essentiel, de la Révolution française et surtout la formulation de sa laïcité extrémiste et inadaptée.

Au lieu de persévérer à répercuter si inconsidérément les idées de maîtres à penser pour qui Dieu et la véritable spiritualité sont juste une variable, un détail. Quid aujourd’hui, nous demandions-nous, de l’universalité si encensée des valeurs de cette République et de sa prétention universaliste à décliner celle des droits de l’Homme, en tous temps et en tous lieux, alors que les principaux héritiers de cette même République n’hésitent plus à poser ouvertement, au vingt-et-unième siècle, le débat sur « l’identité nationale en France » [ou même à voter de plus en plus pour le FN] ? Pourquoi et au nom de quoi notre nation devrait-elle continuer à se réclamer d’une histoire et d’un système politique né de la Révolution française de 1789, œuvre des Rousseau et Voltaire, de Robespierre et de ses jacobins ? Alors qu’elle se reconnaît plutôt héritière d’une autre révolution : la Révolution Sénégalaise de 1895, celle de Cheikh A. Bamba, d’El Hadj Malick Sy et d’autres valeureux artisans du « Siècle Sénégalais des Lumières » ?

Un siècle au cours duquel ces dignes fils de leur nation ont produit intellectuellement plus que durant tout le millénaire précédent d’histoire de l’Islam au Sénégal. Ne fûmes-nous pas politiquement « mal partis » dès le moment même où nous avons bifurqué (serait-ce involontairement) notre trajectoire historique et politique vers celle d’autres peuples et civilisations, quels que puissent être, par ailleurs, leur apport scientifique et technique ou leur mérite, surtout si ces civilisations ont bâti leur « prestige » sur nous autour de valeurs antinomiques à la foi et à l’essentiel de nos principes de base ? Que cela soit clair. Il ne s’agit nullement pour nous de réclamer une république « islamique », ou même pis « mouride », au sens primaire et « sectaire » où l’on entend habituellement ces notions. Ni de négliger la partition jouée par les religieux dans les processus de consolidation du système actuel, quelles que puissent être leurs motivations.

Mais il s’agit plutôt, à ce niveau du débat du moins, de nous interroger simplement sur le véritable apport qu’un système politique basé sur la Khidma (Service à la communauté pour la Face de Dieu, enseignée par Cheikh A. Bamba), ou sur d’autres perspectives endogènes de notre société, peut générer s’il était adopté ou se généralisait au Sénégal. Car, pour nous, il ne saurait y avoir de développement digne de ce nom au Sénégal [ou d’émergence] tant que les sénégalais ne réussiront pas à s’approprier pleinement les valeurs positives de leur peuple, à bâtir les fondements premiers de leurs système sur leurs idéologies endogènes, développées par leurs propres penseurs, auxquelles se reconnaît le peuple profond, avant d’intégrer dans ce système les autres apports exogènes utiles, comme certains grands pays d’Asie semblent aujourd’hui y avoir, dans un sens, réussi. (…)

Ceci est la raison pour laquelle nous trouvons tout simplement insuffisant et de mauvaise foi l’argument neutralisant souvent avancé de la « laïcité républicaine » à la sénégalaise, qui perpétue actuellement le statu quo politique et continue d’opposer artificiellement les communautés religieuses du pays. En diabolisant sciemment et en excluant tout choix de valeurs émanant de l’une d’entre elles, sous prétexte d’un prétendu « équilibre confrérique ». Dans la simple mesure où cet argument promeut, en lieu et place, le choix arbitraire d’idées et de perspectives élaborées par d’autres maîtres à penser appartenant à d’autres cultures ou « confréries républicaines », athées, maçonniques ou déistes. Persister dans le refus d’enseigner aux jeunes générations et aux futurs fils de ce pays les remarquables Masâlikul Jinân (Itinéraires du Paradis) de Cheikh A. Bamba, le brillant Khilasu Dhahâb (L’Or Décanté) d’El Hadj Malick Sy, le Jâmihul Jawâmihu (Le Recueil des Recueils) de Cheikh Ibrahim Niasse, les sermons mémorables de Seydina Limâmou Laye, les précieux Zuhurul Basâtîn de Cheikh Moussa Camara, les incomparables Wolofal Educatifs de Baye Mbaye Diakhaté et d’autres œuvres magistrales (en morale, en système social et politique etc.) de nos grands penseurs, sous le fallacieux argument d’une forme de laïcité inadaptée. Tout en continuant à y enseigner doctement « Le Candide » de Voltaire, « Les Précieuses ridicules » de Molière ou « Le Cahier d’un retour au pays natal » de Césaire, constitue une ahurissante anomalie que tout peuple mature se doit de remettre foncièrement en question.

Comment, dès lors, s’étonner que la schizophrénie culturelle qui frappe une bonne partie de nos élites (très éloignée de l’heureux « métissage » tant chanté) et une grande partie de notre peuple (à travers, notamment, certaines valeurs matérialistes promues dans les médias populaires, mais également, il faut le reconnaître, une culture indissociée de l’arabité chez certains milieux arabisants) ait mené beaucoup d’entre nous à ne plus savoir « qui nous sommes », « d’où nous venons » et « où nous allons » ? Comment une nation, qui se trouve quotidiennement obligée de porter les habits taillés pour d’autres personnages, astreinte de monter, aussi fantasquement accoutrée, sur une scène mondialisée à laquelle elle ne s’est pas assez préparée, pour jouer un rôle burlesque dont les dialogues furent écrits dans une langue non maîtrisée, pourrait-elle offrir un spectacle autre que grotesque au monde et à l’Histoire ?Il est bien vrai, il faut l’avouer, que cette anomalie de la division religieuse (« confréries contre confréries ») que nous avons évoquée n’a pu perdurer jusqu’ici que grâce au piège de la rivalité entre communautés religieuses artificiellement entretenue par différents acteurs (étatiques, intellectuels ou même religieux) adeptes du « diviser pour régner ».

Rivalité artificielle, car il n’existe en réalité aucune réelle contradiction de fond justifiant cette incompatibilité dans les démarches et idées de nos valeureux penseurs qui, comble de chance, appartiennent tous à la même école malékite, dont ils partagent presque unanimement la doctrine, qui est celle des Ahl Sunna wa Jama’a (Adhérents de la Tradition et du Consensus des Savants), tout en adhérant à une même vision tolérante et ouverte de l’Islam, contrairement aux dissensions idéologiques sanglantes divisant d’autres pays musulmans. Cette religion, qui est la nôtre, a pour vocation naturelle, il faut le savoir une bonne fois pour toutes, d’unir le Sénégal et non de le diviser, de le faire évoluer et nullement régresser… En définitive, le problème de fond pour nous revient plutôt à une question de REFORMULATION des fondements et des principes actuels de notre république, qui, loin de la sacralisation à laquelle nos élites politiques et intellectuelles tendent actuellement à la placer dans le débat et que nous récusons sans complexe, ne doivent plus être l’émanation d’une pensée unique essentiellement exogène fondatrice d’une « République du Sénégal » hybride. Mais plutôt l’expression volontaire et lucide de valeurs culturelles et spirituelles largement partagées « par le peuple et pour le peuple sénégalais ». Valeurs qui seraient, enfin, les fondements d’une véritable « RÉPUBLIQUE SÉNÉGALAISE ».

De l’exacte manière dont il existe une « République française » (et non une « République de France ») fondée sur les valeurs revendiquées par la nation française et auxquelles son peuple s’identifie et se reconnaît historiquement. Ni plus, ni moins. De l’exacte manière dont il existe, de par le monde, plusieurs types de systèmes politiques se fondant principalement sur le « génie » et les valeurs fondamentales de leurs propres peuples avant d’intégrer les nécessaires ferments externes. Une République Sénégalaise qui ne serait plus un simple plâtre idéologique ayant pour devise officielle « Un Peuple – Un But – Une Foi » (en écho au fameux triptyque « Liberté – Egalité – Fraternité » de Robespierre) mais qui gravera sur ses emblèmes, pourquoi pas ?, « Ligéey ak Jaamu Yàlla » (Khidma et Adoration de Dieu), « Ñaani bañ na », « Senegaal benn bopp la, kenn mënu koo xar ñaar » ou toute autre formule bien de chez nous, capable de nous faire vibrer et résonner profondément, dans le tréfonds de nos cœurs et de notre âme nationale. Une République Sénégalaise qui, au lieu de nous inciter, comme elle s’échine à le faire sans grand succès depuis plus d’un demi-siècle de demi-indépendance, à « pincer » nos éternelles « koras » creuses, celle des fourmis chanteuses de l’hivernage pluvieux des indépendances « cha cha ».

Ou de « frapper » continuellement les « balafons » devenus aphones d’une Négritude abstraite, désormais sans timbre dans le concert des nations mondialisées, serait capable de nous exhorter à « pincer » la plume de la vraie connaissance léguée par nos illustres Pères Fondateurs, elle qui leur permit jadis d’écrire et de penser par eux-mêmes, et à « frapper » enfin à la porte du Monde avec le même marteau engagé (Pastéef) et la même truelle constructive (Khidma) qui nous permit dans le passé de bâtir par nous-mêmes des mosquées et des villes, pour construire dans l’avenir des centrales, des grandes universités, des industries dignes de ce nom, de nouveaux types d’hommes.Un nouveau Sénégal.

IL FAUT ÊTRE ILLUSTRE COMME UN GRIOT POUR MÉRITER LE BAOBAB SACRÉ, Par Dr Khadim Ndiaye

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Avant, dans beaucoup de nos contrées, les griots étaient considérés comme les maîtres de la parole.

Ils en connaissaient tous les secrets. Ils étaient la mémoire de la société. « Sans nous, dit Mamadou Kouyaté, les noms des rois tomberaient dans l’oubli… l’Histoire n’a pas de mystère pour nous… C’est nous qui détenons les clefs des douze portes du Manding ».

Les griots pouvaient provoquer des conflits ou apporter la paix. Leur parole pouvait être faste ou néfaste. Ils pouvaient donc magnifier ou détruire.

Ils inspiraient du respect pour cela. De la crainte aussi. Car quiconque est maître de la parole détient une puissance créatrice exceptionnelle. Le détenteur d’une telle force mérite un sépulcre digne de son rang et de sa puissance.Dans de nombreux contes et légendes africains, le baobab est l’arbre qui parle. Il est l’arbre de Vie, sous lequel la palabre s’effectue. C’est sous son ombre que se réunissaient les jeunes pour la circoncision. Cet arbre imposant offrait sa pénombre aux rois pour les cérémonies d’intronisation. Le baobab est l’arbre de la sagesse. « Je suis un diplômé de la grande université de la Parole enseignée à l’ombre des baobabs », disait Amadou Hampathé Ba.

Cet arbre majestueux est craint même par les autres arbres. « Si un petit arbre, écrivait Ahmadou Kourouma, est sorti de terre sous un baobab, il meurt ». »Guy Texe » (lire « Gouye Tékhé », Baobab de la félicité) est un lieu de recueillement et d’absolution des péchés pour les disciples mourides à Touba. À Madagascar, on recommande de tourner sept fois autour du grand baobab Mahanjara si l’on est un hôte de passage et si l’on veut s’attirer les grâces des esprits de cet arbre.L’emblème du baobab brille par ailleurs sur tous les actes officiels émis par l’État du Sénégal, et en Afrique du Sud, The Order of the Baobab (L’ordre du Baobab) est remis à ceux qui ont rendu des services méritoires dans les domaines de la médecine, de l’économie et de l’innovation technologique.

Le baobab a donc une grande valeur symbolique. Le corps d’un griot, détenteur de la Parole-Vie, ne peut être placé qu’à l’intérieur d’un réceptacle qui peut contenir sa force : un baobab sacré, après évidemment des funérailles grandioses. Sa puissance devait être canalisée par les esprits du baobab. Autrement, ses effets pouvaient déborder, empêcher la pluie de tomber et entraîner sécheresse et désolation. En effet, le baobab-sépulcre étant à la fois « fosse commune » et « tabernacle du Logos », écrivait Henri Gravrand, le griot « même mort, sa parole peut s’échapper et devenir un fait en vertu de son dynamisme, et abîmer un champ cultivable par une puissance trop grande ».Ainsi est né le fameux rite de fertilité qui veut qu’on dépose (pas enterrer, comme on le soutient faussement) le corps du griot dans le creux immense du baobab pour que son « double », craint, se calme au contact des esprits.

Dans les années 1930, le père Pierre Moullin, des Pères du Saint-Esprit, envoyé à Diohine, en pays seereer, s’opposa à la pratique de l’enterrement d’un griot chrétien. Il créa un immense désarroi dans le village. Les pluies ne tombèrent pas comme à l’accoutumée et la semence fut maigre.Ce qui s’est passé à Pout Dagné – qu’il faut considérer comme une simple poche de résistance de pratiques culturelles tenaces – est un résidu dévoyé de cette coutume ancestrale. Elle avait une signification jadis, elle est vidée de son sens à notre époque. Ses usagers, comme les résistants de la coutume de l’excision, guidés par l’habitude, ne conservent plus que des vestiges asséchés de rites du passé. On ne peut toutefois résoudre un problème de ce genre si l’on n’en connaît pas les circonstances historiques et les fondements. Connaître le pourquoi des choses est nécessaire si l’on veut réussir une révolution sociale.

Mais, comme pour toute pratique culturelle ancrée, la répression s’avère inefficace. Lorsque des populations, guidées par la coutume, ne vivant pas leurs actes comme délictueux, sont incriminées, elles se braquent et ne comprennent pas qu’on s’en prenne à elles pour avoir simplement respecté une tradition.

Pour expliquer le non-sens actuel de ces actes et leur déformation pernicieuse pour la cohésion sociale, seule une méthode participative menée par de véritables acteurs, basée sur le respect et le dialogue et mettant à contribution les populations elles-mêmes, peut aboutir à des résultats probants et durables.

Loi anti-gorjigèen : Pourquoi elle doit être votée ? Par Cheikh Fatma MBACKE

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Au lendemain du dépôt de la loi anti-homosexualité défendue par des députés de différents bords, nous voyons une agitation tous azimuts dans une certaine presse et dans des médias, comme attendu d’ailleurs, allant dans le sens, pour certains de faire de la loi une Loi de l’opposition « Test gay pour le pouvoir, la loi de l’opposition sur la table de Niasse ». Nous constatons également une volonté manifeste de « tuer » dans l’œuf cette Loi qui bénéficie à la fois d’un engouement populaire et du soutien sans conteste des Khalifes généraux musulmans et du clergé catholique. Certains titrent déjà que c’est un projet mort-né.
Cette stratégie pro-gay vise certainement à décourager les populations sur les chances de succès de la Loi et surtout à en faire une affaire politique et ainsi essayer de braquer un nombre important de députés de la majorité favorables à la Loi. Le communiqué du président du groupe majoritaire est à verser dans cette stratégie.

Des députés clairement pro agenda Lgbt

Est-ce que ce communiqué du président du groupe parlementaire majoritaire signifie que tous les députés de ce groupe s’opposeront à cette Loi ? Nous devons croire que non. On peut comprendre que politiquement le député puisse se ranger derrière la position de son leader politique (le Président de la République) et derrière son groupe pour la plupart des questions de manière générale, mais que pour des raisons de conviction profonde, de principes religieux et d’intérêt général de la grande majorité des populations, que le député puisse se dire qu’il est en fin de compte le représentant du peuple avec une indépendance d’esprit qui doit le pousser parfois à choisir la patrie plutôt que le parti.
C’est une position difficile pour un député mais les grands hommes et femmes d’Etat sont ceux qui ont su marquer l’Histoire avec courage en prenant des postures hardies. Après tout, aucun pouvoir n’est éternel et l’avenir politique ou autre des gens appartient à Allah et à Lui Seul.
C’est une position qui semble risquée mais c’est aussi une position qui peut payer demain politiquement car beaucoup de croyants disent aujourd’hui qu’ils ne voteront plus jamais pour une liste qui comporte en son sein des députés clairement pro agenda Lgbt. Il est clair que dans le futur les listes qui investiront des députés qui auront rejeté la Loi anti-gorjigèen courent le risque de se voir sanctionner par les électeurs.

Et puis nous voyons dans des grandes démocraties comme aux Etats unis, des députés ou sénateurs aller dans le sens contraire de ce que souhaite leur leader politique.
Le second impeachment de Trump a vu 6 sénateurs républicains voter avec les démocrates pour la destitution du Président qui est du même parti. Aujourd’hui également on a le même phénomène avec l’actuel Président Biden, le sénateur de son parti Joe Manchin est opposé à sa proposition “Build back better”. Vous me direz que le Sénégal n’est pas les Etats Unis. Oui justement, s’il peut y avoir des députés libres qui ont des convictions, des principes…aux USA, je m’attendrais à en avoir beaucoup plus au Sénégal, pays de foi et de convictions morales et religieuses très profondes.

Arrêtons d’être d’éternels complexés et comptons sur nous-mêmes

Il y a aussi ceux qui jouent à nous faire peur. Le passage de la loi anti-Gorjigèen aurait des conséquences sur notre économie car l’occident va faire un boycott économique à l’encontre du Sénégal et la coopération internationale va nous faire défaut. De quelle coopération parle-t-on ? Est-ce que la situation économique de notre pays aujourd’hui pourrait encore être pire ? Ne vivons-nous pas sous coopération internationale depuis plus de 60 ans d’indépendance ?
Où est-ce que cela nous a menés ? Avons-nous aujourd’hui une école plus performante ? Une santé plus efficace et abordable ? Une agriculture qui nourrit le Pays ? Non, nous n’avons eu rien de tout cela avec cette soi-disant coopération internationale.
Au contraire, le plus grand partenaire économique du Sénégal qu’est la France bénéficie beaucoup plus de cette relation Win-Lose en sa faveur. Le TER inauguré aujourd’hui est un marché qui a sauvé Alstom de la faillite. France Telecom est déficitaire en France, ses bénéfices sont réalisés par orange au Sénégal, en côte d’ivoire, au mali…La France n’est une soi-disant puissance que par la coopération qu’elle a avec nos pays. Alors arrêtons d’être d’éternels complexés et sachons compter sur nous-mêmes, sur nos ressources humaines de qualité, sur nos ressources naturelles abondantes dont Allah nous a dotées. Aucun pays ne s’est développé en comptant sur les autres. Nous sommes dans un monde mondialisé certes mais nous pouvons choisir et diversifier nos partenaires dans un cadre qui nous respecte, qui respecte nos convictions morales et religieuses pour une relation Win-Win.
Et puis la France (de même que les pays occidentaux) qui veut nous donner des leçons de tolérance et de liberté de choix et d’orientation sexuelle n’a qu’à avoir cette même tolérance et de respect de la liberté des options religieuses sur son sol vis-à-vis des 1,5 milliards de musulmans dans le Monde. Si la France abroge sa Loi contre le port du voile et d’interdiction de la polygamie, alors on pourra discuter de tolérance.

Ne pas voter la Loi, c’est commettre l’un des plus grands péchés pour un croyant

• Voter la Loi anti-gorjigèen c’est accomplir une grande adoration divine
• Voter cette Loi c’est rendre service au peuple sénégalais notamment aux générations futures.
• Ne pas voter la Loi, c’est commettre l’un des plus grands péchés pour un croyant car voulant renforcer et protéger sur Terre ce que Dieu a formellement interdit dans le Coran.
• Ne pas la voter, pour un député c’est prendre le risque de se voir coller l’étiquette de député pro-lgbt par les électeurs.
• Ne pas la voter c’est choisir d’être considéré et regardé comme favorable à l’agenda lgbt par les différents Khalifs et chefs religieux de ce pays (qui recevront certainement la liste des députés pro-lgbt).
• Ne pas voter la Loi, c’est créer un précédent dangereux et grave pour le Sénégal. Cela reviendrait à dire à Cheikh Mouhamadou Mountakha Bachir, à Serigne Babacar Sy et à tous les Khalifes généraux que leurs voix et leur avis ne comptent pas et qu’ils ne représentent rien dans ce pays, car ils ont tous signé la pétition réclamant la Loi criminalisant l’homosexualité.
• Ne pas voter la Loi pour un député, c’est aussi affirmer que la voix et le choix de la très grande majorité de la population ne comptent pas même si on se dit être en démocratie. Une infime minorité peut décider contre la volonté populaire. Notre démocratie ne serait qu’une façade.
• Voter la Loi c’est bien entendu rendre service au Président de la République qui reçoit beaucoup de pressions des Lobbies intérieurs et des pays occidentaux car si cette Loi passe cela découlera uniquement de la volonté de la majorité du peuple sénégalais et non de son fait. Les occidentaux, chantres de la démocratie ne pourront rien lui reprocher. N’est-ce pas là la DEMOCRATIE en marche ?


S. Cheikh Fatma Mbacke Fils de Serigne Moustapha Bachir
Ingénieur informaticien
Chercheur mouride

Le Cadre Unitaire, je l’ai vu, l’ai vécu et j’y crois [Par Dr Seydi Diamil Niane]

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Dr Seydi Diamil Niane
Chercheur à l’Institut Fondamental d’Afrique Noire
Membre du bureau du Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal

En novembre 2017, après avoir décroché mon doctorat à l’Université de Strasbourg deux mois auparavant, je rentrais au Sénégal sur demande de mon ami et grand-frère Bakary Sambe qui m’avait alors fait l’amitié de m’engager au Timbuktu Institute en tant que chargé de recherches. Peu de temps après mon installation, je reçus un appel de Cheikh Ahmed Tidiane Sy qui me présentait le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal et me demandait de le rejoindre en tant que secrétaire permanent afin d’épauler le secrétaire général DrCheikh Guèye.

Devenu salarié du Cadre pendant un an, j’ai eu la lourde et noble tâche de coordonner la production d’un recueil de textes sur la paix et le vivre ensemble au Sénégal en nous basant sur les écrits des figures religieuses sénégalaises. Tous les comités scientifiques des confréries soufies et associations islamiques y étaient associés. Nous avons même une partie sur l’apport des Penseurs chrétiens sénégalais à la théorisation du vivre ensemble au pays. Le recueil devra être diffusé sous peu et on se battra pour que ses enseignements soient intégrés dans le système éducatif au Sénégal. Ce n’est pas tout.

Le Cadre a aussi mené un important travail de numérisation des bibliothèques des familles religieuses du Sénégal. Ce faisant, le Cadre a sauvé de l’oubli tout un pan de notre patrimoine. Depuis sa création, le Cadre ne cesse de mener un important travail de médiation pour résoudre les divergences au sujet du croissant lunaire.

Lorsque le problème du voile dans certains établissements scolaires s’est posé, le Cadre l’a réglé en silence et sans bruits. Je fus témoin de tout cela. J’ai vu Dr Cheikh Guèye courir dans tous les sens pour apporter son concours à la protection de la paix. J’ai vu Cheikh Tidiane Sy abandonner son bureau et son travail pour des activités de médiation.

J’ai vu, grâce au Cadre, le chiite Cherif Mbalo se marer avec Dr Abdoulay Lam, émir du mouvement des Ibadou Rahman, suite à une blague de la féministe Pr Fatou Sow Sarr; ce qui n’est possible qu’au Sénégal; ce qui n’est possible que parce que le Cadre Unitaire a servi de pont. Tout cela pour dire quoi? Ceux qui s’attaquent au Cadre Unitaire devront rendre des comptes à leur conscience.

Ce que le Cadre est en train de faire, et qui cause tout ce bruit, n’est que la partie visible de l’iceberg. Cette partie, est infime comparée à ce qu’il réalise et fait en silence. Tout cela je l’ai vu et l’ai vécu. Aujourd’hui, bien qu’étant moins engagé au cadre en raison de l’éloignement géographique (je suis en dehors du pays pour quelques mois encore), je réitère mon amitié et ma solidarité à ces braves lions qui ne vivent que de l’amour de leur pays.

Mon statut de membre de la Cellule zawiya Tijaniyya fait toutefois de moi un éternel soldat au service du Cadre.

Communiqué commun Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal/Plateforme Jammi Rewmi/FRAPP

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Le Cadre unitaire de l’islam au Sénégal et Jammi Rewmi et le Mouvement Front pour une Révolution Anti impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP) se sont rencontrés ce jeudi 25 novembre 2021 à huis clos au siège de ce dernier pour échanger sur la situation nationale qui présente des risques de survenance d’une violence aggravée dans un contexte politique, économique, social et préélectoral très dégradé et préoccupant au Sénégal et dans la sous-région.

CUDUS

Il s’agissait dans le cadre des consultations autour d’un agenda national de recherche d’un consensus largement partagé d’un espace apaisé fédérateur de poursuivre le dialogue avec les principaux acteurs de l’espace politique et social du Sénégal.

Ce moment d’échange très fructueux a permis de passer en revue les causes profondes des violences, d’en situer les principaux responsables et de souligner l’étendue des problèmes auxquels les populations en général sont confrontées.

Le Mouvement FRAPP après avoir remercié et félicité le Cadre Unitaire de l’Islam et Jammi Rewmi de l’avoir associé à ce débat, a également exposé les mécanismes par lesquels les ressentiments de la population s’accentuent devant la faiblesse et l’inadaptation de la prise en charge de leurs préoccupations. Sous ce rapport, le Mouvement FRAPP constitue un réceptacle et un espace d’expression des frustrations, injustices anciennes et récentes, et revendications économiques et sociales qui lui parviennent de toutes les couches sociales. Cette analyse confirme ainsi les déterminants de la violence révélés et analysés par l’étude de Jammi Rewmi et pour lesquels il est urgent d’agir.

Le FRAPP a également déploré et condamné les multiples arrestations arbitraires, la surveillance permanente, les brimades et persécutions violentes physiques, les interdictions systématiques de manifester dont ses membres font l’objet depuis des années alors qu’il n’exprime souvent que la liberté d’expression dans une démarche non violente.

CUDUS

Le FRAPP a beaucoup insisté sur les violences quotidiennes faites aux populations et qui ont pour noms spoliations foncières, violations des droits des travailleurs, oppression des bacheliers et étudiants, précarité des personnes en situation de handicap, dysfonctionnements grave de la justice, répressions des populations en luttes…Et que ce sont ces violences exercées sur les populations qui font le lit de la résistance des populations. Violences dont finissent par être victimes les mouvements citoyens, acteurs politiques…

Le Cadre Unitaire de l’Islam et la plateforme Jammi Rewmi ont écouté avec attention les analyses et positions exprimées par FRAPP et se réjouissent de voir que le débat suscité par leurs propositions sur la violence dans l’espace public a trouvé un large écho dans l’opinion et montré les clivages et lignes de rupture dans l’espace politique et social. Toutes les parties prenantes de la discussion ont convenu qu’au-delà des luttes politiques, des revendications sociales et des injustices économiques, il est indispensable que l’Etat préserve les bases de la paix et de la stabilité en oeuvrant pour une plus grande justice économique et sociale, pour une application rigoureuse de la constitution et des lois et règlements régissant la république et un respect strict de l’État de droit. C’est à ce prix qu’une véritable paix sociale s’installera de manière durable.

Le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal, Jammi Rewmi et FRAPP poursuivront les échanges sur les mécanismes de consolidation de la paix et de la prévention de la violence.

Fait à Dakar le 26 novembre 2021

Cheikh Anta Diop, humaniste et restaurateur de la conscience noire

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Homme de science, historien, égyptologue, philosophe, homme politique, Cheikh Anta Diop s’est attelé à fustiger la falsification de l’histoire africaine. Armé de sérénité, de fermeté, de courage, de pédagogie, de méthode et de lucidité, il aura établi, de façon irréfutable, l’origine africaine de l’Humanité, en dépit des intimidations, des violentes attaques ou de la conspiration du silence. Cheikh Anta a donné une assise scientifique à ce qu’il nomme «la conscience historique nègre africaine ».

Ses travaux, qui marquèrent le retour de la conscience historique de l’Afrique, appellent à la permanence du combat contre les racismes sous toutes leurs formes.

« Tous les peuples qui ont disparu dans l’histoire, de l’Antiquité à nos jours, ont été condamnés, non pas par une quelconque infériorité originelle, mais leurs apparences physiques, leurs différences culturelles. Le problème est de rééduquer notre perception de l’être humain, pour qu’elle se détache de l’apparence raciale et se polarise sur l’humain débarrassé de toutes coordonnées ethniques » écrit Cheikh Anta Diop dans un article « l’unité de l’espèce humaine ».

« Je n’aime pas employer la notion de race (qui n’existe pas) (…). On ne doit pas y attacher une importance obsessionnelle. C’est le hasard de l’évolution. »

Cheikh Anta Diop est un exemple de résilience et de sacrifice pour l’Afrique, une voie à suivre pour les générations d’intellectuels et de chercheurs africains.

Sources : LeMonde Afrique, Kemtiyu Séex Anta-Cheikh (documentaire), Blog Ba Amadou, Simaron

https://www.facebook.com/1168055818/videos/303272211646596

Atelier de réflexions sur l’utilisation des réseaux sociaux dans une perspective de promotion de la paix au Sénégal

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ATELIER DE REFLEXION.

Partenariat META ( FACEBOOK) & CADRE UNITAIRE DE L’ISLAM AU SÉNÉGAL HOTEL NOVOTEL DAKAR, SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021.

Peut être une image de 9 personnes et intérieur

Atelier de réflexions sur l’utilisation des réseaux sociaux dans une perspective de promotion de la paix au Sénégal Á l’heure du règne du numérique et de la démocratisation de l’utilisation des réseaux et médias sociaux, les codes traditionnels de communication se voient désormais bousculés.

Facebook, WhatsApp, Twitter, Instagram, etc., sont devenus des théâtres de dialogues, de découvertes, de débats contradictoires mais aussi d’affrontements et de joutes verbaux.

Peut être une image de 6 personnes, personnes assises, personnes debout et intérieur

Le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS) et Meta (Facebook) partagent depuis trois ans un partenariat pour aider le Sénégal à travers les acteurs religieux, à veiller sur les propos offensants et attentatoires à la paix sociale, et anticiper sur les conflits violents et les menaces sur la culture de paix légendaire du pays.Dans cette optique, le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS) et Meta tiennent ce Samedi 20 novembre à l’hôtel Novotel de Dakar un atelier d’écoute de leaders religieux des différentes confessions religieuses du Sénégal.

Peut être une image de 2 personnes, personnes debout et texte qui dit ’La mission d Donner Donneràtous à tous communauté NOVOTEL’

Il s’agit d’approfondir notre compréhension commune des perceptions de l’Internet et des plateformes sociales et explorer des opportunités de collaboration pour lutter contre les discours de haine, promouvoir la paix et l’engagement civique pour une meilleure consolidation démocratique.

Peut être une image de 9 personnes et intérieur

#meta#cudis#islam#reseauxsociau

La qasida Sindîdi

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«Sindîdi» est un poème de 50 vers qui a été écrit et réécrit par Cheikh Ahmadou Bamba à trois reprises au moins.

La première version, plus connue sous le nom de «Sindîdi », débute par «Yallâhu bil Mustafâs- Sindîdi Yallâhu wa bi xalîlika Ibrahîma Yallâhu». La deuxième dénommée «Mahbûb», débute par «Yàllahu bil Mustafâl Mahbûbi Yallâhu wa bil Muxallali Ibrahima Yallâhu» et la troisième commence par «Yallâhu innî ilaykal yawma Yallâhu, abqîl wassîlata bil Muxtâri Yallâhu».«Sindîdi» est la première version écrite par le Cheikh alors qu’il n’était qu’à ses débuts.

Le Mouridisme n’avait pas vu le jour. Son père Mame Mor Anta Saly était encore de ce monde, contrairement à sa mère Sokhna Diarra Bousso qui avait déjà rejoint le Seigneur. D’ailleurs, le Cheikh, en guise de prière pour sa mère, écrit : « Wa najjinî wa jamî hal muslimîna mahan wa najji wâlidâti âmîna Yallâhu » (Sauve moi, Sauve l’ensemble des musulmans, Sauve ma mère ! Amen ! Ô mon Dieu).

Serigne Bassirou Mbacké, fils du Cheikh, indique par ailleurs dans son ouvrage «Minanul Bâqil Qadîm» que c’est dans le poème «Sindidî» que Cheikh Ahmadou Bamba exprima pour la première fois, dans un écrit, sa haute ambition.Le contenu du poème consiste en des prières qui figuraient déjà dans un ouvrage intitulé «Duhâ-u sayfî».

Il se dit que Sokhna Asta Walo, grand-mère maternelle du Cheikh, l’avait remis à celui-ci en guise de protection. Le Cheikh s’y est appuyé, l’a modifié, et y introduisit des prières pour sa mère Sokhna Diarra, ce qui a donné « Sindîdi ». Il remit ensuite le poème revisité à sa grand-mère.C’est quand le Cheikh fonda la Ville Sainte de Touba, vers 1311 H, qu’il composa «Mahbûb», une nouvelle version de «Sindîdi».

C’est à cette époque qu’il prit l’engagement de devenir Khadimou Rassoul, en œuvrant exclusivement pour le Prophète (PSL) et en Lui dédiant des poèmes chaque année.Par rapport à «Sindîdi», le Cheikh a rajouté 10 vers dans «Mahbûb», ce qui fait un total de 60 vers. 6 parmi ces 10 nouveaux vers se retrouvent à la fin du poème. La quintessence de ces vers revient d’ailleurs dans les poèmes «Râ-i-yah», «Jazbu» et «Fathu Fatâ».

Le Cheikh affirme en effet : « le Prophète (PSL) est la Meilleure des créatures qui mérite que je compose chaque année des poèmes en guise de dons pieux ».Certains vers ont par ailleurs été modifiés par le Cheikh.

En effet, puisque son père avait quitté ce bas-monde, il modifia, par exemple, le vers de prière en faveur de sa mère pour y ajouter son père. Il écrit à cet effet : « Wa najjinî wa jamî hal muslimîna mahan wa wâlidayya minân nîrâni Yallâhu » (Sauve moi, Sauve l’ensemble des musulmans, Sauve mes deux parents des Enfers ! Ô mon Dieu).En outre, certains vers figurent dans «Sindîdi» et non dans «Mahbûb» et vice-versa. Parfois, le Cheikh développe un peu plus la thématique d’un vers en y ajoutant d’autres prières.

En revanche, 21 vers restent inchangés dans les deux poèmes et on en retrouve 12 dont un seul mot change.Pour les besoins de la troisième version, le Cheikh modifia «Mahbûb» pour débuter le poème par «Yallâhu innî ilaykal yawma Yallâhu… ». Il rajoute 30 vers, ce qui porte le nombre à 90 vers, correspondant à la valeur numérique du nom de Dieu «Maliku».

Source : Serigne Bassirou Touré
Synthèse et traduction : Sokhna Awa Tall BA

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