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Cheikh Ahmadou Bamba et son combat contre l’ignorance.

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La vie du Cheikh symbolisait aussi un combat ardent contre l’ignorance. Accusé de jihad violent, ainsi, il répondait: « Mon Jihad se réside sur les sciences et la crainte révèrencielle». Ce combat avait animé toute son existence. Il était convaincu que le vrai ennemi de l’humain est avant tout l’ignorance. Avisé, Cheikh Ahmadou Bamba conscientisa d’abord la frange jeune dont l’état était le plus susceptible de recevoir la connaissance, à ne pas se préoccuper autre que le savoir. Il leur adressait à cet effet : « Oh vous les adolescents ne vous préoccupez pas d’autre que la droiture et les sciences. Préoccupez vous encore de la maîtrise du coran et de sa lecture régulière et évitez la fréquentation des assemblées de perdition».


« Oh vous les jeunes sans exception si vous craignez la honte, débutez d’abord par la quête du savoir avant de procéder à la pratique».
Après cette invitation qu’il a formulée envers la jeunesse pour leur orienter vers le savoir, profit du bonheur des deux mondes, il n’a manqué d’avertir aussi cette tranche pour qu’ils ne se tombent point du piège des gens qui à tort ont l’horreur de la science dont leur souhait reste de les dévier vers une autre voie. Face à ceux-là, le Cheikh attirait toute l’attention de la jeunesse par ce discours :
« Quiconque vous interdit la quête du savoir, celui-là est sans doute l’ambassadeur du diable (Satan), le criminel»
« Quiconque vous interdit la quête du savoir, celui-là vous guide vers le malheur»
«Quiconque vous interdit la quête du savoir, cette prohibition n’a de référence que la perdition».


Cheikh Ahmadu Bamba était donc hostile à l’ignorance. Il n’en négociait pas. Toute sa mission était de l’annihiler où qu’elle est apparue. Il était le maître, le plus grand propagateur de la connaissance avant que sa liberté ne soit perturbée. Ensuite, il a choisi bon nombre de son entourage ceux les plus expérimentés pour assurer sa suppléance. L’idée de la création de tous ses différents bourgs n’était motivé que par la propagation du savoir. Il se chargea de multiplier les supports de connaissance à savoir les ouvrages pour plus d’accessibilité. Il procéda à la versification des uns qui étaient en prose pour faciliter l’appréhension. Il encourageait toute idée dont le but était de vivifier le savoir. Aux adultes qui ont échappé d’apprendre à leur adolescence, il initia une sorte d’enseignement qui leur fut dédié.

Par des formules, schémas et repères, il leur enseignait sur le sol, ce dont il était nécessaire de connaître pour la vie courante et l’au-delà. Ces dernières à l’image de ceux qui fréquentaient l’école maîtrisaient pareillement les conduites, les convenances sur tous les domaines.
Le jihad continuel du Cheikh se faisait contre l’ignorance sur toute ses formes et sur toutes les tranches d’âges et genres. La vivification des sciences était de sa mission ou elle était la mission lui-même. «J’ai rénové la théologie, la jurisprudence et le soufisme» avait-il dit.

Cheikh Ahmadou SOUR.

LE «PROCÈS» DU 05 SEPTEMBRE 1895, LA RUMEUR DE LA CONSÉCRATION

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À  l’heure de la  commémoration du 127ème anniversaire de la convocation de Serigne Touba au palais du Gouverneur Général que d’autres appellent les rákkas de Ndar, il nous semble important de sortir un peu de l’émotionnel pour nous plonger dans un voyage historique qui s’inscrit dans une démarche de compréhension de l’ordre des choses très souvent invisible à l’émotion. Car ce « procès» résume bien l’antagonisme axiomatique entre la soumission à Dieu et la domination ou, si l’on préfère, entre Serigne Touba et les colons. Pour comprendre la posture et le parcours de Serigne Touba, il  nous faut  revenir sur la date du 05 septembre 1895. Celle-ci  est d’autant plus importante et centrale qu’elle renvoie au rendez-vous de la foi, de l’assurance, de la confiance, de la soumission à Dieu, de la résistance et de la «non-violence».

Dr M. Moustapha DIOP

Le nom d’ Amadou Bamba est apparu pour la première fois en mars 1889 dans une correspondance officielle, lorsque le Département des Affaires Politiques écrit à l’Administrateur du Kajoor son inquiétude au sujet des rumeurs sur le « Marabout appelé Amadou Bamba  installé entre Baol et Kajoor et que ralliaient de nombreux adeptes.»  L’on demanda à l’administrateur Angot de procéder à une enquête très discrète. En avril 1889, il rapporte :  «  Au cours de ma mission, j’ai réalisé des enquêtes dans différents endroits sur les activités du marabout. Partout…j’ai entendu grand bien à son sujet. Il s’agit d’un homme pieux et tranquille dont la seule faute est qu’il s’occupe d’un grand nombre de “moins que rien” dont il fait des élèves marabouts et si ces gens ne sont pas étroitement surveillés, ils causeront progressivement des difficultés.»

À l’évidence, en 1889 ,  l’administration coloniale ne reprochait  rien à Serigne Touba. Au contraire, l’enquête révèle de la piété allant de pair avec la tranquilité en ce qui le concerne. Il n’est, pour s’en convaincre, que de lire tout le rapport d’avril 1889.  Sous ce point au moins, l’administrateur colonial voit juste. Mais l’information capitale est ce qui suit : « …Si ces gens ne sont pas étroitement surveillés, ils causeront progressivement des difficultés. ». Autrement dit, il y avait lieu de le surveiller. Ce qui fut le cas.

En juillet 1895, Leclerc, administrateur du cercle de Saint-Louis, dit que « Serigne Touba avait tenu une réunion devant 700 hommes, dont de nombreux anciens partisans de Lat Dior.»  Lisons ensemble ce qu’il rapporte : «  Je ne connais pas les mots exacts de son discours, mais il est certain, pour quiconque connaît la prudence d’Amadou Bamba, qu’il n’avait pas dit de choses répréhensibles. Mais il n’en a pas moins certain que dans la soirée, alors que le marabout parlait dans sa hutte…ses talibés circulaient de groupe en groupe, donnant des instructions pour un soulèvement plus tard dans l’année.»

En 1895, le rapport de l’administrateur Leclerc renverse radicalement la perspective de l’administration coloniale sur Serigne Touba. Après quelques années, assez vite, Serigne Touba commença à faire peur et à inquiéter l’administration coloniale. Assez facilement, elle voit en Serigne Touba un concurrent, une   force d’opposition. Ainsi, il devient une nouvelle donne aux yeux de l’administration coloniale, qu’elle doit faire face. C’est alors que les choses s’amorcent et dans la perspective d’une confrontation.

Dans la même période, le même Leclerc avertit  en ces termes : «  Tous les anciens partisans du Damel, tous les tiédos qui vivent uniquement par la guerre et le pillage et que l’actuelle administration a réduit à la misère, se sont regroupés autour du mahdi marabout, le destructeur de l’homme blanc… ». Dans le contexte de l’allégeance d’« anciens partisans du Damel» des «…Tiédos qui vivent uniquement par la guerre et le pillage… », le climat change et l’administration coloniale s’inscrit dans une véritable logique de confrontation. Une évolution dont elle mettra longtemps à saisir les conséquences.

Entre janvier et février 1895, les fils de l’intrigue sont noués. Le regard de l’administration coloniale sur Serigne Touba change en moins d’un temps qu’il n’en faut pour le dire. La même administration  qui, quelques années plus tôt, affirmait la tranquilité de Serigne Touba, explique maintenant, avec la même assurance que ce dernier est devenu « le destructeur de l’homme blanc» . Rien d’étonnant, donc, à ce que, l’administration coloniale décide d’alimenter  la tendance à la confrontation avec Serigne Touba. Surgit l’incontournable question. Quel argument a favorisé cette confrontation ? Une chose est sûre : la rumeur a été très décisive. Sur elle repose la stratégie  et la manipulation qui vont être évoquées.

« Arrêté » le 10 août 1895, son «procès» ouvert le 05 septembre 1895, sans preuves avérées, le Conseil Privé décida de déporter Serigne Touba au Gabon au moins pour une durée de 7 ans. Serigne Touba fut déporté sur la base de rumeurs et la plus mobilisée est celle liée à la lutte armée.  Regardons ce que le Conseil dit : « D’ailleurs, depuis qu’Amadou Bamba nous est connu, il n’a pas eu d’autre façon de procéder que les MABA, les AMEDOU CHEIKHOU, les MAHMADOU LAMINE et les SAMBA DIAMA… »

Le 05 septembre au matin, lors de la séance du Conseil Privé qui se terminera notamment par la déportation de Serigne Touba, la rumeur a eu des échos. Parmi les accusations contre lui aussi nombreuses que disparates, aucun élément objectif sur le projet de lutte armée. Que de la rumeur ! Lors du débat au Conseil Privé, il n’y a même pas eu débat, car Serigne Touba fut presque privé de parole. Qu’est ce que l’autorité coloniale évoque  comme arguments ? La menace d’une lutte armée, la collusion des Tiédos avec Serigne Touba. De quoi se réfère-t-elle,  une lettre écrite par Mame Abdou Lô  avec le sceau de Samba Laobé Penda. Ainsi, aucun doute  ne persiste sur l’élément clé de la fable, à savoir la lettre  de Samba Laobé  Penda qui était la fameuse preuve matérielle  des « visées » de lutte armée de Serigne Touba. Cette lettre, rappelons-le a été écrite, déposée et lue par la même personne Mame Abdou Lo.  .

Ne quittons pas encore cette journée du 05 septembre 1895 exaltée par les Mourides comme un moment de résistance héroïque  de Serigne Touba contre l’autorité coloniale, perçue par les fabricants de la rumeur comme un moment pour en finir avec lui. La dénonciation de Mame Abdou Lo était bâclée, mal documentée  et elle mélangeait des accusations et des motifs sans fondement. Même si la rumeur n’est pas importante aux yeux de Serigne Touba, il semble pertinent qu’on s’y attarde. Non pas pour en examiner le bien-fondé, au contraire, parce qu’elle est manifestement fausse, mais qu’elle nous permet de chercher les bases illégales de la déportation de Serigne Touba au Gabon même si ce dernier ne souhaitait que cela.

La bataille à livrer contre Serigne Touba était soigneusement préparée notamment par la rumeur de sa disparition deux ans après sa déportation au Gabon. Pour neutraliser les Mourides, l’administration coloniale fabriqua  des « corpus de délits » dans une logique de travail de sape, sans quoi la déstabilisation de la confrérie ne serait pas possible. En effet, il est aisé de constater que cette fable se rattache à d’autres calomnies destinées à devenir autant de rumeurs, fabriquées de toutes pièces soit par les chefs locaux ou soit par l’autorité coloniale elle-même. Des chefs locaux perfides et ignobles n’auraient-ils préparé leur carrière par la calomnie ? Et l’autorité coloniale dans tout cela : c’est la première à avoir fabriquée et lancée la rumeur d’une prétendue lutte armée.  La fable elle-même était habilement construite, avec une trame à la fois simple et attisant l’imaginaire collectif (l’achat d’armes, lutte armée) ; tout un réseau, notamment un réseau d’informateurs, était utilisé pour consolider la rumeur ; des informateurs ont été introduits au sein de la Mouridiyyah rien que pour recueillir l’information suffisante pour réaliser les coups. Les rapports que rédigeaient les officiers de l’administration coloniale se basant sur leurs informateurs étaient  loin d’être neutres. Ils n’ont pas arrêtaient de déformer et de manipuler les informations  rien que pour répondre aux préoccupations de l’autorité coloniale. C’est pourquoi, il est impossible de comprendre la décision de déportation de Serigne Touba sans faire référence  à la rumeur.

En effet, la rumeur est réapparue  tout au long de la trajectoire de Serigne Touba : une rumeur encore à propos d’une guerre armée quand Allys l’administrateur du Cercle de Tivaouane utilise son agent secret de confiance Omar Niang pour infiltrer les disciples de Serigne Touba en se faisant passer pour un talibé (disciple). Suite à cela, il fut déporté encore en mai 1903 en Mauritanie. En 1907, Serigne Touba revenu, il fut mis en « résidence surveillée»  à Theyene dans le Jolof où un agent secret envoyait un rapport journalier à Saint-Louis avec le détail de ses visiteurs et de leurs présents (Ba 1982, O’Brien 1971, Coulon 1982).

Il est un lieu commun, trop souvent oublié, qu’une rumeur fausse est un fait social réel. En cela, elle recèle sa part de vérité historique non pas sur les nouvelles qu’elle fait ébruiter, mais sur les conditions de possibilité de son émergence et de sa diffusion, sur l’état d’esprit, les mentalités et l’imaginaire de ceux qui l’ont accepté comme véridique. Aussi, plus une rumeur  est fausse, absurde et fantasmatique, plus son histoire promet d’être riche en enseignements. Or, la fable Serigne Touba prêcheur d’une lutte armée a été déterminante pour sa déportation vers le Gabon. Si le 05 septembre 1895, la fable a réussi à se lover dans l’imaginaire des autorités coloniales, il convient alors de s’interroger sur cet imaginaire et sur l’évènement lui-même dont la rumeur inséparable au point d’en influencer le procès, toute fausse qu’elle fut.

La rumeur s’est propagée par l’écrit ( Mame Abdou Lô et la lettre de Samba Laobé Penda, rapporté par Serigne Fallou Mbacké) et de bouche à oreille [Quand le Gouverneur Général demanda à Mame Abdou Lô : Avec les rumeurs sur sa puissance, qu’en penses-tu ? « Il faut le cueillir répond-t-il.]

C’est vrai cet épisode de la séance du 05 septembre 1895 a été souvent théâtralisé par des faits et des gestes qui renseignent sur les  qualités de la finesse de Serigne Touba qui avait décidé de se battre sur le terrain de la « non-violence» face à la répression et à l’oppression. L’homme avait tenu la place d’honneur, lorsqu’il s’adressa au Gouverneur Général de l’Afrique Occidentale Française ( AOF) selon un chant populaire : « Vous n’êtes point le propriétaire de Saint-Louis, vous avez trouvé Saint-Louis et après longtemps votre mort, Saint-Louis continuera à exister. Les gens qui vous flattent sont en train de vous tromper. Votre Seigneur est Le propriétaire de Saint-Louis » dit Serigne Touba . On peut se souvenir d’autres choses, mais cette phrase est remplie de sens, car elle renseigne sur l’exercice de la servitude dans son comportement à travers la façon  dont il affronte les événements. Ce qui rappelle une autre phrase chantée :  «  Le kun ( Soit) est plus fort que le canon », ce qui veut dire « Dieu est plus fort que le colon ». Et cela atteste la valeur de cet homme  est sa dimension en matière de servitude comportementale envers Dieu qui est la base de son renoncement au monde et son humilité devant Lui.

 En vérité,  la rumeur est inséparable de la consécration de Serigne Touba. Celle-ci s’est nourrie de cet imaginaire de rumeur comme  lui-même il l’affirme :  « Ceux qui, en me déportant à travers l’océan cherchaient à me nuire, N’ont fait que contribuer à me rapprocher du Seigneur.» Mais comme on le sait, il n’est aucun événement historique qui n’épuise sa pleine signification au moment où il advient. Celle-ci, ou plutôt celles-ci, quand elles sont multiples et, de règle, contradictoires, viennent l’envahir, au fur et à mesure que ses conséquences se dégagent dans l’histoire. 127  ans plus tard, vivant du souvenir de la déportation de Serigne Touba, ressassant la grandeur de cet homme, il est important de relire cette histoire en nous interrogeant sur la façon dont  Mame Abdou Lo a eu la scélératesse d’inventer une lettre  avec le sceau de Samba Laobe Penda ainsi que toutes les autres pièces par lesquelles l’autorité coloniale a voulu faire passer Serigne Touba comme un instigateur de la lutte armée ? J’en ai une réponse le danger de perdre ses privilèges fait perdre la tête et donne aussi de l’imagination. Autre question Mame Abdou Lô avait-il seul inventé la fable et fabriqué la pièce à conviction ? Qui d’autre avait trempé  dans cette machination ? Avait-on lancé une seule version de la rumeur et laquelle, ou plutôt plusieurs versions simultanément dans l’espoir que l’une relaierait l’autre ? On ne le saura probablement  jamais, de même que ne seront jamais éclaircis plusieurs autres épisodes de cette séance  du 05 septembre 1895.

Dr Moustapha Diop – Géographe-urbaniste

Sokhna Mominatou ou l’ascétisme au féminin [Par : Cheikh A. Birahim Sour]

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Au sein de la crème des pieux prédécesseurs, elle retrouva sa place. Elle peut bien rivaliser avec tous ceux qui avaient déjà emprunté le chemin de la perfection qu’est le Soufisme.

Sokhna Mominatou, née à Ndiarém en 1914, elle est la fille du Chantre de la Mouridiyah, Cheikh Ahmadou Bamba et de Sokhna Faty Sylla. Parlant d’elle, c’est aussi faire l’éloge du troisième fondement de l’islam, la voie soufie. Elle fut son esprit vivant et ambulant. Sa vie définit l’ascétisme au sens authentique du vocable avec ses principes et coutumes. Elle s’était adonné sans fin à cette philosophie de la perfection spirituelle.

Sa spécificité est qu’au delà de cette vie austère, sa charge conjugale n’était pas en ruine. Sokhna Mominatou, de toutes les concessions qu’elle a eu à passer en quête de son seigneur auprès de ses vénérables époux, Serigne Mbacké Bousso ensuite Serigne Modou Awa Balla, s’est distingué rigoureusement dans la piété et l’assiduité dans ses œuvres ménagères. Ses quotidiens, elle les partageait entre lecture et enseignement du saint coran tandis que ses nuits furent entièrement réservées aux actes de dévotion : prières et exaltation divine. Aucune tierce de sa vie bénite n’était réservé au vide.

Dans sa cours, les générations des filles s’y succédèrent lesquelles recevront d’elle une éducation sublime digne de celle reçue des mères des croyants à l’époque du Prophète (Psl). Elle était le croisement des nobles caractères. Une générosité héritée, une piété sans précédent, un altruisme dépourvu de borne, avec une humilité sans égal, tels sont les qualificatifs de la sainte dame. Elle vouait au Cheikh un amour indescriptible.

Elle lui suffisait d’entendre son nom pour retrouver son joie ultime même dans ses moments d’extase. Une socle de référence, elle est disparu en 1988. Qu’Allah le rétribue le centuple de ses innombrables bonnes actions et intentions.

« Derrière chaque acte providentiel il y a la main de l’homme » Cheikh A. Tidiane SY

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Témoignage poignant et réaction de Serigne Cheikh Tidiane Al Maktoum Sy suite au terrible incendie au service de néonatalogie qui a causé le décès de 11 bébés

« C’ÉTAIT PRÉVISIBLE « 

On dit en wolof « Derrière chaque acte providentiel il y a la main de l’homme »
Ce qui s’est passé à l’hôpital Dabakh de Tivaouane était prévisible tellement le niveau de délabrement avait dépassé l’entendement.
J’y ai amené mon fils malade il y a 3 ans et je me suis rendu compte des difficultés auxquelles le personnel de santé est confronté pour dispenser correctement les soins.
Ce personnel ne cessait de lancer des cris de cœur pour appeler les bonnes volontés et l’Etat à leur apporter un soutien.
A la place, nous n’avons fait que du saupoudrage depuis plus de 15 ans avec des dons de matériel obsolète et des promesses de construction d’un nouvel hôpital non encore tenues.
Au-delà de l’indignation face à ce drame, nous sommes tous responsables de n’avoir pas pris les mesures draconiennes pour un nouvel hôpital a Tivaouane.
Le régime précédent l’avait érigé en hôpital de niveau 1 alors qu’à la place, nous avons plutôt un centre de santé secondaire
Feu Al Amine et le Khalife Général actuel ont toujours tiré la sonnette d’alarme et appelé l’Etat à prendre ses responsabilités. En 2021, Le ministre de l’économie avait annoncé le passage à un hôpital de niveau 2 en partenariat avec le FONSIS. Nous attendons encore le début des travaux.


Au-delà du caractère religieux de la ville, Tivaouane mérite une prise en charge par l’Etat, des infrastructures de santé au vu de l’augmentation de sa population (l’hôpital polarise une population de 514.000 habitants) et du développement de la ville qui a pratiquement absorbé les villages environnants.
Que cessent les promesses non tenues et actions d’éclat sans conséquences sur le niveau de prise en charge de la santé des populations.

“Favorise les Habitants de Touba d’un Bienfait en Eau Abondante Ruisselante et qui court à l’instar d’un Ruisseau”

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Talatay Mame Cheikh Ibrahima Fall sur Club House organisé par le  Dahiratoul Abrar, coordonné par Serigne Manel Fall qui regroupe des mourides de tout âge et d’horizons différents qui ont eu la volonté d’être les pionniers du concept de communautés virtuelles aux impacts réels afin d’apporter des solutions sur les problématiques socio-économiques du Sénégal de manière générale et de Touba de façon particulière,a vu la participation du comité scientifique de Touba Xepp Ndox Mu Neex  composé de Mr Sidy Fall , directeur infrastructure hydraulique à l’Offices des Lacs et Cours d’Eau, de  Malick Kébé, ingénieur génie rurale et assainissement,  directeur général adjoint de SONED Afrique, de Mr Fallou Ndao,  ingénieur hydraulicien directeur général de la Société d’Exploitation d’Ouvrage Hydraulique (S E O H), du Professeur Serigne Faye et du Docteur Malick Ndour.

Ce point fait suite à la sortie   du khalif Général des mourides lors du Magal de Kazu Rajab manifestant un souhait ardent de voir Touba bénéficier d’une eau abondante de qualité et l’ appel à mobilisation autour du projet Touba Xepp.

Il s’agit ici d’un cadrage du plus grand projet d’approvisionnement en eau à Touba et environs dont la mise en place est assurée par une organisation installée par des personnes au service du Cheikh.

Les membres du club avaient besoin de comprendre tous les contours de ce qui a suscité un engouement populaire pendant une semaine.

Selon Mr Fall,” Touba Xepp est à la base une initiative du docteur Mame Thierno Ndour, qui comme tout talibé, soucieux du bien être de la population de Touba, se posait des questions par rapport au problème liés à l’accès à l’eau de qualité à Touba.”

C’est dans cette logique de trouver des pistes de solutions qu’il a saisi un de ses collègues de l’OMVS du nom de Ousmane Hane  afin de travailler sur un document d’étude préalable  qui va leur servir de roadmap ( feuille de route) pour la mise en œuvre du projet.

Par la suite, ils ont élaboré une note conceptuelle et approché Serigne Moustapha Moussa Mbacké et Serigne Ousmane Mbacké  pour voir le khalif général des mourides Serigne Mountakha Mbacké  pour lui exposer  leur souhait de voir enfin Touba bénéficier d’une source d’ eau abondante  de qualité.

Serigne Mountakha a par cette occasion magnifié cette initiative qui constitue un voeu qui lui est cher.Il a manifesté tout  son espoir de voir une eau abondante jaillir  à Touba;.Il a  ainsi béni le projet en ces termes ( lolou d bou sotté moy done Touba Xepp ) d’où l’appellation du projet Touba Xepp Ndox Mu Neex)

Tuubaa xepp – Ndox mu neex

Ils ont ainsi attaqué ce projet d’une très grande envergure en  constituant des pôles d’expertise pour sa mise en œuvre.

Il s’agit de 8 pôles composés de 258 experts au total  qui se sont mobilisés pour apporter leur savoir-faire avec pour finalité de  lever les meilleurs options en matière de transfert de ressources en eau, de disposition administratif et financier, de cadrage institutionnel, réglementaire et juridique en total adéquation avec les dispositions réglementaire  du pays, de la sous région et  de l’omvs, en termes d’usage et d’usagers. 

Pôle 1: Situation de référence:

Ce pôle est chargé de  consulter  tous les écrits de Serigne Touba concernant l’approvisionnement en eau de la ville sainte à travers son projet de société Matlaboul Fawzeyni pour être en phase avec la vision  de Khadimou Rassoul.

En plus de cela, ce pôle étudie  tous les projets qui ont existé avant Touba Xepp avec des objectifs communs et similaires   afin d’ajuster leur orientation et analyser les risques.

Pôle 2: Cadrage institutionnelle et juridique:

Ce pôle se penche sur quel  type de cadre institutionnel et juridique, et  quels mécanismes d’exploitation et de mise en service, sont mieux  adaptés  à la gestion de l’eau.

Pôle 3: Dispositif administratif et Humain

C’est l’un des pôles les plus importants car devant assurer la mise en place d’un noyau administratif et d’un dispositif de travail en équipe pour des personnes qui viennent de divers métiers et de divers secteurs. Il doit prendre en charge le suivi organisationnel des outils de travail qui vont optimiser les objectifs du projet. Enfin, c’est le pôle qui sert de corridor entre l’administration centrale et l’opérationnel.

Pôle 4: Outils supports et Systèmes de communication

Ce pôle, coordonné par des  experts informaticiens, géomaticiens et experts en communication, est chargé de mettre les autres pôles  dans les meilleures conditions de travail à l’aide de la technologie et de  proposer le meilleur système de communication  pour Touba Xepp tenant compte du statut particulier  de Touba.

Pôle 5 ressources en eau et mobilisation

Les experts de ce pôle permettront de trouver des réponses à toutes les questions liées aux ressources et à la mobilisation de l’eau. Entre autres, où se trouve l’eau? qu’est ce qui la caractérise? qui la gère? sous quel régime et selon quelles dispositions ? et comment la mobiliser de la meilleure des manières? etc.

 Pôle 6 « Usages et Usagers »

Ce pôle lèvera  les meilleures options sur les questions liées à la  distribution et à la soutenabilité du service. Comment l’eau sera utilisée? par quelles catégories d’usagers? qui  pourra supporter quoi ? Quelle forme et caractéristiques aura le service public de l’eau.etc.

Un Pôle 7 : Assainissement, Recyclage Réutilisation

Le travail de ce pôle  portera sur les meilleurs dispositifs,  postures à adopter en aval et après  la mise en place du service de l’eau;  le système d’assainissement,  le recyclage, etc., afin d’avoir une meilleure orientation sur les questions sociologiques, environnementales, de santé et d’aménagement de l’espace.

Un pôle 8 :Systèmes et mécanismes de financements

C’est le pôle qui doit répondre à la question des options de financement à mettre en place.

Un bon mécanisme de financement des travaux et des activités est obligatoire.

Parmi les 258 experts qui s’étaient mobilisés, 28 (Chiffre de Touba) ont été choisis pour constituer le comité scientifique piloté par le Professeur Serigne Faye.  

Lors d’un atelier  de trois jours avec le secrétariat exécutif pour valider le plan d’action général sous la supervision de Serigne Ousmane Mbacké et Serigne Moustapha Moussa Mbacké, coordonnateurs de Touba Xepp désignés par le Khalif  général des mourides, chaque pôle a proposé  son plan d’action, ce  qui a servi à l’élaboration du  plan d’action général, présenté à Serigne Mountakha à l’occasion du Kazu Rajab.

Mr Fall a tenu à  préciser que pendant la phase d’identification du projet, plusieurs options (option eau souterraine, option eau de surface et option mixte), relatives aux sources d’eau à cibler ont été proposées,  ce qui, par la suite , devrait déterminer leur choix.

Cependant, Serigne Mountakha en choisissant Lac De Guiers opte pour l’eau de surface.

Tuubaa xepp – Ndox mu neex

 Ils vont désormais mobiliser leur énergie dans ce sens.

Selon Dr Thierno Ndour “Ce projet est un acte de prise de conscience généralisée de la communauté mouride. Chaque année le barrage de Diama déverse plus de dix milliards de mètre cube d’eau dans la mer. Sur 23  milliards de mètre cube d’eau, seuls 8  milliards sont utilisés par les pays de l’OMVS.

Cette situation doit indigner tout talibé d’autant plus que la ville sainte de Touba qui se trouve à moins de 100 km du barrage n’a,  jusque-là, jamais  bénéficié de cette eau.”

Mr Ndao souligne que la mise en service  de l’eau telle que pensée  par ces experts mourides au service de Khadim Rassoul,  profitera non seulement  à la population  de Touba  mais à celle de toutes les localités environnantes et du Nord Sénégal.

Les équipes sont toujours dans la phase pré-dimensionnement du projet mais  un plan d’urgence pour trouver des solutions  conjoncturelles  afin d’ amoindrir les difficultés liées  à l’accès à l’eau et aux inondations pendant le Magal de Touba est mise en place.

Cellule de Communication du Dahira Abrar

MAME THIERNO IBRA FATY « BOOROM DÂRU»

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Celui qui s’emploie à étudier les valeurs de Serigne Touba , qu’il passe à la loupe la vie de Mame Thierno.

Celui qui opte pour savoir c’était quoi la démarche de Serigne Touba, qu’il scrute la vie de Mame Thierno . Alors, nul doute qu’il aura les réponses à ses questions. Ainsi, Il verra un homme unique, véridique, honnête qui a incarné l’Islam et la Mouridiyya dans toute sa splendeur. Il est connu que Mame Thierno est un homme multidimensionnel. Il possède des talents qui renseignement sur les dimensions de sa personnalité. Des talents qui lui ont sûrement permis de marquer à jamais l’histoire.Sa personnalité n’est pas à chercher dans les livres, mais à découvrir dans ses actions. Ainsi, Il était un traducteur fidèle de Serigne Touba exprimant ses valeurs, son comportement, sa démarche tout en l’incarnant au plus profond de son être.

En vérité toute sa personnalité s’était tissée sur la vérité et la sincérité. C’est pourquoi, si tu voyais son apparence, tu l’aimerais sans recul. De même, si tu l’observes agir, tu verras un homme aimable, doux, admirable modeste, ascétique et généreux. Son apparence te fait oublier même tous les autres vertueux par la rareté de ses qualités, sa vaste science et l’étendue de ses connaissances. Si tu veux observer un homme exemplaire, alors regarde le parcours de Mame Thierno.

Sa personnalité comme tu pourras le constater, porte les effets manifestes des attributs de la science, la sagesse et la générosité. Ses qualités et vertus sont si nombreuses que tu t’y perds en creusant sur sa personnalité. Il était un homme d’une dimension pédagogique exceptionnelle. Ses qualités de droiture et de conformité aux ordres divins et à leurs règles de bienséance, sont si sublimes, si bien que lorsque tu medites sur ses attributs, tu peux te dire « Il n’a pas d’égal» Voilà un homme qui a rendu un service inestimable à l’Islam. En vérité, Il fut l’homme de confiance de Serigne Touba.

C’est lui que Serigne Touba avait choisi comme émissaire pour aller rencontrer le Gouverneur Général. C’est lui aussi que Serigne Touba avait confié Serigne Modou Moustapha et Serigne Fallou à la veille de son départ vers Saint-Louis. Aussi, c’est sur ses épaules que reposait le destin de la Mouridiyya après le départ de Serigne Touba vers le Gabon. Avec un volontarisme sans faille, une foi exemplaire, Mame Thierno est resté digne, tenace, brave malgré la pression et les obstacles. Un homme prêt à donner sa vie pour sauver l’héritage de Serigne Touba. Il a gardé intact tout ce que Serigne Touba lui avait confié à son départ vers le Gabon notamment sa famille, sa cité et ses disciples. Mame Thierno dans sa foi inébranlable avec une solidité sans faille et une énergie inébranlable a tenu le pari.Au son retour du Gabon en 1902, Serigne Touba lui dit : « tu m’as rendu identiquement tout ce que je t’avais confié à mon départ.

Et tu l’as fait avec une très belle manière qui a fini de m’interroger, si c’était moi, serai-je capable de le faire identiquement. » On rapporte aussi que Serigne Touba a dit : « Mame Thierno ne s’est jamais séparé de moi et ne s’est jamais mis sur un trajet différent du mien ». Considérant cela, Serigne Abdou Rahmane (Dâru Mu’ti) a dit : « ceci est le plus grand miracle pour un vertueux, c’est-à-dire sa conformité et c’est seulement celle-ci qui est digne d’être imitée à l’endroit d’un vertueux. » ( Serigne Abdou Rahmane, Magal Dâru Mu’ti 2014). Il y rajoute encore : « C’est vrai qu’il peut exister d’autres aspects ou comportements pour un vertueux, mais la conformité aux recommandations divines est la seule qualité digne d’être imitée. » Revenons sur la parole de Serigne Touba : « …il ne s’est jamais mis sur un trajet différent du mien. »

Ce témoignage indique réellement la vertu, la piété et la sainteté de Mame Thierno et atteste aussi la probité avec laquelle Mame Thierno s’est attaché à la Loi islamique et a observé les ordres de Dieu. Mame Thierno a fait preuve d’une telle droiture et étant imprégnée extérieurement et intérieurement de l’essence de cette consécration au service divin au point qu’il est l’exemple typique du savant affairé au rôle de guide. Durant toute sa vie, Mame Thierno a pris la loi religieuse dans la main et s’y est conformé en toute fidélité. Il a respecté le Coran et a observé les convenances à son égard. Il a été sincère envers lui, agissant selon ses prescriptions. Disons que le miracle de Mame Thierno, c’est cette probité envers les commandements et la voie légale de Dieu, extérieurement et intérieurement. Durant les sept années que Serigne Touba a vécu au Gabon (1895-1902), Mame Thierno a eu une influence énorme sur les disciples mourides et l’orientation qu’il a su donner à un grand nombre d’entre eux laisse penser sans aucun doute qu’il était un homme déterminé et d’une foi indéfectible et malgré les rares moment agréables.

Mame Thierno ne s’est jamais attribué de miracles ou d’actes prodigieux, afin que les générations futures en parlent ou qu’elles en fassent l’outil de leurs prônes ou la matière de leurs directives ou de leurs sermons. Mais il est l’homme dont Serigne Touba a bien dit sur lui: « Mame Thierno ne s’est jamais séparé de moi et ne s’est jamais mis sur un trajet différent du mien. »

Quel beau miracle !

M. Moustapha Dipp

LE SACRE DE L’INVENTIVITÉ

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S’il fallait parler des femmes qui ont marqué l’histoire du Sénégal contemporain, on ne pourrait oublier Sokhna Mouslimatou Mbacké.

Une femme qui a marqué l’histoire du Sénégal de cette trempe, il n’y en a pas tant. Au-delà de l’immensité de son oeuvre, ce qui sans cesse saisit celui qui s’intéresse à elle, c’est la profondeur de sa pensée, l’intensité et l’authenticité de sa démarche autant son extraordinaire créativité.

Très peu connue par la génération actuelle, Sokhna Mously est une femme de conviction et de passion qui symbolise le sens du travail et l’esprit dynamique des Mourides. Industrielle, commerçante, agricultrice, cheffe d’entreprise, enseignante, sokhna Mously était une autorité en matière de science religieuse. La mémoire mouride a bien retenu son prénom et son parcours. Elle demeure à jamais une note en haut de la page de l’histoire de la Mouridiyya. Elle fut une femme de grand talent, de courage, de valeur et de vertu. Par son talent, sa conviction, elle a su s’imposer et porter dignement l’heritage de Serigne Touba. Fille de Serigne Touba, elle a hérité en lui, l’audace , la volonté et la vivacité d’esprit. Elle fut une brillante femme d’un esprit habile avec un grand coeur, aussi héroïque que géant dans le travail.

Pendant les année 50, Sokhna Mouslimatou Mbacke toujours dans sa vision novatrice avait l’ambition de mettre en place une unité industrielle de transformation des céréales locales d’une valeur de 250 millions . Dans ce projet, elle était en collaboration avec des allemands qui étaient venus à l’époque à Touba pour concrétiser cette belle initiative de Sokhna Mouslimatou. Les allemands avaient donné leur accord pour le financement du projet et au démarrage des activité de l’unité industrielle à Touba. Une fois que les allemands sont partis en Allemagne, le sénégalais en ce moment directeur de la sécurité alimentaire qui était l’interface entre Sokhna Mouslimatou et les allemands a été viré et le projet ajourné. Qui est à l’origine de cet ajournement si voulu et très mesuré?

Femme noble de caractère et travailleuse, elle a beaucoup apporté à son pays par sa foi et par son courage. Son talent, sa créativité furent reconnus par tout le monde. C’est pourquoi l’État sénégalais en 1962 lui a décerné l’ordre national du Mérite. Une haute distinction pour saluer sa personne et ses activités. D’ailleurs, elle fut la première récipiendaire en tant que femme.Le Président Senghor l’admirait beaucoup. Une fois, il lui dit « Sokhna Mously , tu es trop en avance par rapport à ton époque. » Voilà une figure religieuse, une femme exemplaire que e la jeune génération doive découvrir pour s’en inspirer comme modèle. Voilà une « citoyenne » modèle, une figure exemplaire qui a dignement joué sa part dans la construction de son pays.

M. Moustapha Diop

Mauritanie : Comment promouvoir la paix en Afrique et lutter contre le terrorisme ?

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Nouakchott, capitale de la Mauritanie a accueilli plus de 250 personnalités politiques et religieuses venues d’une quarantaine de pays pour assister à la 2ème édition de la Conférence africaine pour la Paix. 

Organisée par le forum d’Abu Dhabi, en collaboration avec la République Islamique de Mauritanie, cette conférence a permis d’aborder plusieurs problématiques dont « Comment promouvoir la paix ? », « Comment mettre fin aux guerres civiles ? », « Comment prévenir l’extrémisme et le terrorisme ? », et « Comment renforcer le rôle des États ? ». 

Sous le patronage de son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Sheikh Al-Ghazouani, et de Son Excellence Sheikh Abdullah bin Bayah, les participants ont échangé sur des questions portant sur la paix et la réconciliation en Afrique, alors que la pandémie de COVID-19 a brutalement exposé et renforcé les inégalités dans toute l’Afrique subsaharienne.

En dix ans, le nombre de conflits a pratiquement doublé sur le continent africain, atteignant les 70 000 décès par an. Une dizaine de conflits armés se poursuivent sur le continent ce qui en fait la région du monde la plus touchée en 2020.  

« Défaire le terrorisme nécessite d’assécher les sources qui nourrissent l’extrémisme, l’ignorance, la précarité et fonder les bases d’un développement durable. Il faut diffuser les vraies valeurs de l’Islam” a expliqué Mohamed Ould Sheikh Al-Ghazouani, président de la Mauritanie.

Dans son discours de clôture, le Président de la République du Niger, Mohamed Bazoum, a rappelé l’importance de cette rencontre qui a permis de créer un cadre d’échanges enrichissants sur l’Islam, vu sous l’angle d’une religion de paix, de pardon et de cohésion sociale.

 « Ceux qui travestissent tant l’islam et qui en donnent une image internationale si négative, le font au nom d’une lecture du Coran aux antipodes de ce que ce texte délicat contient. Notre devoir est de battre en brèche toutes ces lectures perverses et les comportements hérétiques qu’elles génèrent afin de faire triompher le projet profondément humaniste de cette religion si éloignée de la caricature qui en est donnée.

Je suis particulièrement heureux que ce débat ait lieu en Mauritanie, matrice d’un Islam qui fut porté par des hommes tout aussi savants que dévoués et qui en ont assuré l’expansion dans tout le Sahel et bien au-delà. Cet Islam de la Mauritanie est le modèle authentique d’un islam qui ne fait aucune place à la violence et aux élucubrations théoriques qui lui servent de carburant. »

Source: www.ecomnewsafrique.com

Affaire féticheur sur la 2STV avec l’effigie de Mame Cheikh Ibrahima Fall: un premier gain de cause obtenu

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Suite affaire 2STv/ Féticheur avec la photo de Mame Cheikh Ibra Fall :

Le début d’un gain de cause Aprés l’apparition d’un féticheur portant la photo de Cheikh Ibrahima Fall sur un plateau télévisé, nous avions rédigé un communiqué qui a été massivement partagé sur les reseaux sociaux afin de denoncer cet acte.

C’est dans ce contexte que le dahiratoul Abrar a deposé une plainte Collective auprès de la CNRA pour que des mesures strictes soient prises. Aprés un entretien avec le directeur Mr Babacar Diagne et des dizaines de courriers de dénonciation envoyés, la CNRA a transmis à la direction generale de la television un courrier d’avertissement que vous pourrez lire ci-dessous.

Nous n’accorderons plus à aucun média le droit de porter atteinte à notre sacralité et les appellons à plus de responsabilité, et d’éthique.Ce n’est que le debut d’un combat contre tout manque de respect envers nos saints-hommes.

Et nous remercions toutes les personnes qui de près ou de loin nous aident à porter trés haut cette bataille. Merci également à Mr. Diagne pour son pragmatisme et sa réactivité.

Le Répondant Mohamadou Manel Bichri FallDieuwrign Daahiratoul Abrar

Membre Jazboul Mouride ( Kourel des Petits fils de Mame Cheikh Ibrahima Fall )

Peut être une image de texte

Bamba Partout-Bamba pour Tous

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En regardant certaines émissions télévisées au Sénégal, je me pose une kyrielle de questions… entre autres :

Est-ce que les sénégalais connaissent Serigne Touba?
Jouons nous réellement ( en tant que jeunes talibes ) un rôle déterminant à la vulgarisation de l’œuvre de Khadimou Rassoul mais aussi et surtout à l’incarnation du Mourid Mindset partout et pour tous comme le font certains de nos kilifeus?

Sommes nous conscients des questions et enjeux de l’heure et de comment Serigne Touba ( quand je dis Serigne Touba je fais allusion à son œuvre, ses enseignements, sa philosophie, son idéologie ….) constitue la solution à tous ces maux et la réponse à toutes ces questions?

Moi Mouride danoukat, pour répondre à la première, je me vais me limiter à Serigne bi dou kou gnouy kham ( Personne ne peut connaître le Cheikh)

« Pourtant, me rétorquerait un autre talibé certainement plus lucide que moi kou diara khamle la ( il est de notre devoir de faire connaître Serigne Touba…) ».

Par rapport à la deuxième, je pense que beaucoup de talibe à travers des dahiras, productions littéraires et rencontres abattent un travail considérable pour la vulgarisation de l’œuvre du Cheikh.
Mais est-ce que nous mesurons l’impact, je veux dire de manière proportionnelle sur le nombre de personnes qui se disent mourides et qui doivent connaître au moins comment Serigne Touba lui même accepterait leur Mouridité en particulier et sur toute personne qui doit connaître Serigne Touba, ne serait-ce que pour sa culture générale 😊.

So, un changement de stratégie tout en respectant l’orthodoxie mouride ne doit-elle pas s’imposer ?

Les réponses peuvent être autant variées les unes des autres mais une chose est claire:

Nous qui, nous faisons appeler Talibe Murid, avons la responsabilité et de manière très urgente de déprivatiser ( pour reprendre l’expression de Guirassy) Serigne Touba.

Un défi ultime pour en faire une panacée pour tous.

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